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24e Prix du cinéma suisseLes cinéastes romands de près ou de loin, ont triomphé

En studio à Genève, l’Académie du cinéma suisse a décerné ses trophées.

Marthe Keller, retenue en tournage, recevra «par la poste à son domicile à Paris», le Quartz du meilleur second rôle dans «Schwesterlein», des Lausannoises Stéphanie Chuat et Véronique Reymond. À la maison elle aussi, «avec son copain et son bébé qui dort», la monteuse du même film, Myriam Rachmuth, gagnait dans la foulée. Comme les réalisatrices, qui recevaient dans un allemand très fluide, le Quartz du meilleur scénario. Leur directeur de la photo, Filip Zumbrunn, emportait lui aussi le Quartz. Et la consécration suprême vint conclure ce grand chelem avec le Prix de la meilleure fiction. Et de 5 pour «Schwesterlein».

«Schwesterlein» («Petite sœur») triomphe aux Prix du cinéma suisse, avec 5 Quartz dans les catégories majeures, réalisation, scénario, interprétation.
«Schwesterlein» («Petite sœur») triomphe aux Prix du cinéma suisse, avec 5 Quartz dans les catégories majeures, réalisation, scénario, interprétation.
DR

Nouveau triomphe romand via l’actrice de Pierre Monnard, Sarah Spale, meilleure interprétation féminine dans «Platzspitzbaby». La costumière du film Linda Harper, recevait, elle, le Prix spécial de l’Académie 2021. Pour mémoire, le triomphe sur les écrans de ce documentaire inspiré a quasi sauvé du naufrage la fréquentation des films de cinéma suisse cette année. Inédit, lui, «Darwin’s Notebook» valait au vétéran Georges Schwizgebel, formé et basé à Genève, le Quartz du meilleur film d’animation. Autre production genevoise, «Le nouvel Évangile» de Milo Rau obtenait le Quartz du meilleur documentaire.

À ce stade, malgré la satisfaction de voir à la fête ces films, non seulement réussis mais du cru, force est de constater que l’ennui guettait. Dans son alternance d’outrances et de platitudes, la cérémonie des César, il y a quelques jours, laissait un goût de ridicule achevé. Celle du 24e Prix du cinéma suisse n’en eut aucun. Au moins les César avaient-ils réservé quelques émotions en honorant les disparus par de très beaux montages d’extraits de leurs films.

À l’image de la séquence «in memoriam» d’hier, les discours s’empesaient de gravité au vu de la crise. Le ministre de la Culture Alain Berset célébrait un septième art «à distance mais jamais aussi proche», «des fictions dramatiques mais porteuses d’espoir d’une Suisse féministe et courageuse». Gilles Marchand, directeur général de la SSR, se félicitait du rayonnement de notre télévision dans le septième art. Reste surtout le triomphe des «filles», comme Stéphanie Chuat et Véronique Reymond sont surnommées dans la grande famille du cinéma.

Palmarès complet et films lauréats (visibles gratuitement ce week-end): www.quartz.ch

2 commentaires
    Dériaz Philippe

    Allez voir aussi, lorsqu'il sortira en Suisse romande, "Platzspitzbaby" - qui n'est pas

    "un documentaire inspiré", mais un drame poignant remarquablement réalisé par le Fribourgeois Pierre Monnard.