Passer au contenu principal

Coronavirus en SuisseLes Cantons soutiennent les ouvertures par étapes

La stratégie visant à alléger progressivement les mesures de sécurité sanitaire est soutenue par les Cantons mais près de la moitié d’entre eux souhaitent des intervalles plus courts entre les étapes d’ouverture.

Les Cantons sont d’accord d’abandonner peu à peu les mesures de lutte contre le coronavirus.
Les Cantons sont d’accord d’abandonner peu à peu les mesures de lutte contre le coronavirus.
Keystone/Laurent Gillieron

Les Cantons soutiennent la stratégie du Conseil fédéral consistant à sortir par étapes des restrictions imposées pour lutter contre la pandémie du coronavirus. Près de la moitié d’entre eux souhaitent toutefois des intervalles plus courts entre les étapes d’ouverture, si la situation épidémiologique le permet.

La semaine dernière, le Conseil fédéral a proposé aux Cantons une première ouverture: à partir du 1er mars, les commerces, musées, zoos et espaces extérieurs comme les installations sportives ou parcs de loisirs doivent pouvoir rouvrir. Toujours à l’air libre, les réunions de quinze personnes au maximum seraient autorisées. D’autres ouvertures seraient possibles dès le 1er avril, suivant la situation sanitaire.

Plusieurs Cantons ont déjà exprimé leur position sur la consultation. Lundi, c’était au tour de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS). Le gouvernement devrait décider mercredi du scénario.

Accord des Cantons

Les Cantons sont d’accord d’abandonner peu à peu les mesures de lutte. L’objectif principal est de maintenir au plus bas les cas d’infection, au niveau national et sur la durée, écrit la CDS. Ceci doit permettre d’éviter de nouvelles restrictions.

La plupart des Cantons souhaitent une approche coordonnée au niveau national, sans différenciation cantonale. La propagation des variants du coronavirus peut toutefois changer la situation dans les cantons en très peu de temps, écrit la CDS.

Quatorze Cantons soutiennent totalement la stratégie du Conseil fédéral ou n’émettent que des réserves sur certains points isolés. Onze Cantons ainsi que la Conférence des directeurs cantonaux de l’économie publique (CDEP) sont partiellement d’accord. Un seul Canton refuse la stratégie du gouvernement.

La CDEP et les Cantons partiellement d’accord voient des assouplissements supplémentaires surtout grâce aux tests de dépistage et aux vaccinations.

La restauration, le tourisme et l’événementiel surtout ont besoin d’une plus grande sécurité de planification, argumentent ces Cantons. La moitié des Cantons veulent ouvrir à intervalles de quatre semaines, l’autre moitié et le comité directeur de la CDEP souhaitent des intervalles plus courts de trois, voire deux semaines.

Ouvrir les terrasses le 1er mars

Une courte majorité souhaite que les espaces extérieurs des restaurants puissent ouvrir à partir du 1er mars, au lieu du 1er avril comme proposé par le Conseil fédéral. Des conditions strictes devraient alors s’appliquer. Il s’agirait aussi de clarifier si les restaurants avec une terrasse ouverte recevraient le soutien prévu pour les cas de rigueur.

Si le gouvernement renonce à cette ouverture le 1er mars, il faudrait au moins pouvoir ouvrir les terrasses dans les domaines skiables, afin que les clients puissent y consommer leur plat acheté à l’emporter. Les rassemblements de personnes pourraient être mieux évités ainsi, estime la CDS. Certains Cantons le permettent d’ailleurs déjà.

Plusieurs Cantons sont favorables à la réouverture dès le 1er ou le 15 mars des installations culturelles et de loisirs, comme les théâtres ou les cinémas, avec des restrictions de capacité. Certains Cantons veulent relever à 25 ans la limite d’âge pour l’accès aux installations culturelles et sportives proposé par le Conseil fédéral pour les jeunes.

Une majorité de Cantons considère certes que les valeurs indicatives définies pour les étapes d’ouverture constituent une base solide pour définir les étapes ultérieures. Mais selon la CDS, ces indicateurs doivent être appliqués de manière différenciée, en tenant compte des conséquences économiques et sociales.

Étant donné que davantage de personnes sont vaccinées et que davantage de tests sont effectués, plusieurs Cantons estiment qu’il n’est pas approprié de se fonder sur le taux d’infection, puisque moins de personnes doivent être hospitalisées. Le critère de décision le plus important doit être le taux d’occupation des unités de soins intensifs avec des patients atteints du Covid-19.

ATS

16 commentaires
    Seb Thorens

    En Italie , les restaurants sont ouverts et on a pas rapporté de cluster. En Espagne aussi.