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Boeing ukrainien abattu en IranLes boîtes noires ne seront d’«aucune aide»

Téhéran se dit prêt à livrer les boîtes noires de l’avion que ses militaires ont abattu en janvier. Il avertit toutefois que les appareils sont illisibles.

Le drame a coûté la vie aux 176 personnes à bord de l'appareil, en majorité des Iraniens et des Canadiens, pour beaucoup binationaux.
Le drame a coûté la vie aux 176 personnes à bord de l'appareil, en majorité des Iraniens et des Canadiens, pour beaucoup binationaux.
AFP

Les boîtes noires du Boeing ukrainien abattu au-dessus de Téhéran en janvier ne seront d’«aucune aide» à l'enquête sur les causes du drame, mais l'Iran est prêt à les transmettre à l'étranger, écrit samedi l'agence officielle iranienne Irna.

«Bien que l'enquête soit presque terminée et que le contenu des boîtes noires n'apportera aucune aide bénéfique au processus de l'investigation, nous sommes prêts à les donner à un pays tiers ou à une société [étrangère] pour qu'ils la lisent», écrit Irna en citant Mohsen Baharvand, ministre adjoint des Affaires étrangères chargé des Affaires juridiques et internationales.

Abattu «par erreur»

Les forces armées iraniennes ont reconnu le 11 janvier avoir abattu «par erreur» trois jours plus tôt le Boeing assurant le vol PS 752 d'Ukraine International Airlines entre Téhéran et Kiev peu après son décollage.

Le drame a coûté la vie aux 176 personnes à bord de l'appareil, en majorité des Iraniens et des Canadiens, pour beaucoup binationaux.

Ottawa réclame depuis des mois que l'Iran, qui ne dispose pas de moyens techniques permettant d'extraire et déchiffrer les données des boîtes noires, transmette celles-ci à l'étranger pour que leur contenu puisse être analysé.

«Je continue de juger l'Iran»

En mars, après que Téhéran eut annoncé être prête à transférer les boîtes noires vers l'Ukraine ou la France, le ministre des Affaires étrangères canadien, François-Philippe Champagne, avait jugé qu'il s'agissait d'»un pas dans la bonne direction".

«Mais évidemment, moi, je continue de juger l'Iran par leurs actions et non par leurs paroles», avait-il immédiatement ajouté.

Dans son entretien avec Irna, M. Baharvand laisse entendre que l'Iran pose certaines conditions à l'envoi des boîtes noires à l'étranger.

AFP/NXP