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Encre bleueLes besoins naturels

Je pourrais sans peine feuilletonner le sujet des jours durant. Mais après ce billet, fini, terminé, on passe à autre chose! J’aimerais pas qu’on me colle l’étiquette «dame pipi», même si le métier, on s’en rend compte aujourd’hui, est de première importance.


Depuis ma dernière encre traitant de la difficulté de pouvoir se soulager en ville, en temps de semi-confinement, vous avez été nombreux à réagir à l’interrogation qui a taraudé plus d’un passant: «Que faire, en cas de besoin pressant, quand tout est fermé?»


Ben, c’est simple! Pour faire court, tu te débrouilles au mieux où tu peux, sans te faire voir et à la sauvette. Tu fais les gestes qui sauvent, en gardant la bonne distance sanitaire, en te désinfectant ensuite les mains avec le gel hydroalcoolique…


La situation n’a pas plu à tout le monde. «À croire que durant cette période, en plus de toutes les interdictions, même les besoins naturels étaient interdits!» s’est exclamée Christine.


Mais chassez le naturel, il revient au galop! Et vite, parfois…


Alors s’il faut saluer la réouverture depuis lundi des WC publics en ville de Genève, (ceux du marché de Carouge sont eux restés ouverts, merci!) applaudissons des deux mains la décision des CFF de mettre gracieusement à disposition du public ses toilettes et lavabos de la gare Cornavin.


Plus besoin de débourser 2 francs pour faire pipi et se laver les mains, voilà qui fait du bien partout! Cette disposition, valable depuis le 11 mai et jusqu’à nouvel ordre, s’inscrit dans le cadre des mesures d’hygiène développées par l’entreprise pour limiter la propagation du virus.


Attention, pas plus de six personnes à la fois, est-il précisé sur place. Alors quelle que soit l’urgence, on fera la queue devant ces lieux d’aisances. Comme on le fait partout. Et pour tout.