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Les AcaciasLes 22 rœstis géants de chez Marco à la Cantina

Ce repaire des bikers genevois propose une cuisine roborative et goûteuse. Ne manquez pas non plus la farandole des cordons-bleus.

Lomo saltado, émincé de bœuf, tomate et oignons.
La Cantina Chez Marco
Lomo saltado, émincé de bœuf, tomate et oignons.
LDD

Le décor ne laisse aucun doute, vous êtes dans un repaire de bikers honorant la déesse Harley-Davidson. Ces motos mythiques se retrouvent dans les vitrines de cet établissement niché tout au fond à droite du parking d’Office-World, sur la route des Acacias.

Marco Renner a établi une carte de mets roboratifs capables de rassasier des motards après une randonnée en Harley. La plupart sont servis avec une salade mixte en entrée.

En vedette, une farandole de 22 rœstis portant des noms évocateurs. Le «Fat boy» est par exemple garni de fromage, jambon et œuf, le «Sturgis» est associé à une saucisse vaudoise et des poireaux à la crème, l’«Heritage» est nappé, lui, de gorgonzola, de crème et de poire.

Jetons notre dévolu sur le «Bad boy». Un rœsti géant, épais comme deux doigts, croustillant, mais moelleux à cœur. Il faut un sacré appétit pour en venir à bout! Il est surmonté d’une escalope de poulet couverte d’une louche de sauce aux champignons généreusement crémée. Vous savez? C’est diablement bon!

On peut aussi choisir les autres classiques du lieu. Le cordon-bleu, décliné en huit versions, la plupart à base de porc. Il y en a toutefois un de bœuf et un de poulet (garnis de fromage à raclette et de jambon blanc). Le chef propose aussi des fondues au fromage parfumées à choix au whisky, cognac ou kirsch.

Mais un coup d’œil attentif sur la carte dévoile d’autres plats intéressants. Comme ce lomo saltado, un émincé de bœuf prometteur. Bon choix, car la poêle brûlante qui atterrit sur la table révèle bien des surprises.

La carte annonce «servi avec frites et riz». Le second est en effet présent dans un petit bol à part. Mais les premières? On les découvre sous la viande, gorgées de jus. Elles se dissimulent en compagnie de rondelles d’oignons confites et de quartiers de tomates. Cerise sur le gâteau, le mets est décoré d’un œuf au plat. Ce mélange improbable est vraiment goûteux, le jus concentré et l’assaisonnement assuré sans réticence. Cela se raréfie, les cuisiniers deviennent trop craintifs dans ce domaine.

Rœsti «Bad Boy», garni de poulet aux champignons.
La Cantina Chez Marco
Rœsti «Bad Boy», garni de poulet aux champignons.
LDD