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Encre bleueLendemains peu glorieux

DR

Quand les fêtards boivent nuitamment et jusqu’à plus soif dans les parcs publics, ils ne sont pas les seuls à avoir la gueule de bois au petit matin.

Les promeneurs de l’aube en tiennent aussi une sérieuse en découvrant des lieux de rêve souillés par les déchets qui s’étalent à perte de vue.

Ainsi à la Perle du Lac, ce samedi à 6 heures du mat. Heure à laquelle certains Genevois se plaisent à sortir pour aller admirer le lever du soleil dans ce cadre enchanteur et y faire trempette, tranquille, avant l’arrivée des amateurs de baignade en eau vive.

Eh bien, il y a de quoi être écœuré par ce que l’on voit sur les pelouses et les allées du parc, «placé sous la responsabilité des citoyens», comme précisé autrefois. Il y a là canettes, papiers, bouteilles d’alcool plus ou moins fort, plastiques, mégots à la pelle, plus tout le reste. Un vrai champ de foire!

Après moi le déluge. Je m’amuse, je bois, je jette n’importe où, les autres ramasseront. Les autres? Ce sont les employés de la Voirie de Genève. Ceux dont le portrait a paru sur des affiches, dans un grand élan de reconnaissance, histoire de leur dire une fois «MERCI».

Ces citoyens ont une drôle de façon de remercier les personnes qui maintiennent leur ville propre, avant, pendant et après le confinement. Les belles paroles sont oubliées et les mauvaises habitudes reviennent vite. L’envie de faire la fête est, semble-t-il , exacerbée par des semaines d’abstinence et par la douceur des nuits de printemps. Alors les pauvres chéris se lâchent…

Est-ce une raison pour se comporter de la sorte, sachant qu’il y a des poubelles partout? Non. C’est juste dégueulasse! On ne peut heureusement pas empêcher les gens de s’amuser. Mais les obliger à ramasser leurs déchets, ça oui. En embarquant dans une tournée de nettoyage ceux qui seront pincés la main dans le sac. Ou plutôt à côté…