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Viande de synthèse: le grand bluff?

Manger de la vraie viande sans tuer un seul animal ni favoriser l’effet de serre? C’est ce que nous font miroiter les steaks fabriqués «in vitro». Mais la réalité sera probablement loin de ces promesses.

Même si les prix baissent depuis le premier steak artificiel fabriqué en 2013 pour la modique somme de 250 000 francs, la technique reste très onéreuse.
Même si les prix baissent depuis le premier steak artificiel fabriqué en 2013 pour la modique somme de 250 000 francs, la technique reste très onéreuse.
Dmytro S/stock.adobe.com

Alors que viandards et végétariens s’écharpent plus que jamais au sujet des produits carnés, une voie du milieu semble se dessiner pour réconcilier ces ying et yang alimentaires: la viande cultivée. Aussi appelée viande de synthèse, viande artificielle ou clean meat, elle n’est pas prélevée sur un animal mais sort d’un laboratoire, façon créature de savant fou. Ce n’est pas de la science-fiction, puisque «Frankensteak» existe déjà. Depuis sa première apparition devant les médias en 2013, la viande cultivée est devenue la raison de vivre de nombreuses start-up américaines, européennes, israéliennes et singapouriennes, convaincues qu’elle sera un hit de nos assiettes dans les décennies à venir. Sauf qu’après l’euphorie des débuts, les avis des experts sur les superpouvoirs du produit ont évolué: peut-être pas si écolo qu’on l’imaginait, ni si éthique.

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