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«Uber n’a pas été assez à l’écoute sur la question fondamentale du travail»

Attaqué de toutes parts, perdant de l’argent, le géant californien est sous pression. Vice-président des activités hors États-Unis, Pierre-Dimitri Gore-Coty était à Genève cette semaine.

À 34 ans, Pierre-Dimitri Gore-Coty dirige aujourd’hui, à partir d’Amsterdam, toutes les activités de transport du groupe Uber hors de l’Amérique du Nord.
À 34 ans, Pierre-Dimitri Gore-Coty dirige aujourd’hui, à partir d’Amsterdam, toutes les activités de transport du groupe Uber hors de l’Amérique du Nord.
David Wagnières

Pas sûr que le jeune banquier de Goldman Sachs imaginait que son poste deviendrait à ce point exposé, lorsqu’il a quitté la City en 2012 pour prendre la tête de l’antenne parisienne d’une société de cent collaborateurs nommée Uber.

Ils sont aujourd’hui près de 26 000 et gèrent des millions de chauffeurs indépendants. Après avoir affronté la colère des taxis, la multinationale californienne est accusée de faire voler en éclats le marché du travail. Sous pression croissante des autorités en Californie, France, Allemagne ou Espagne – Genève a durci le ton il y a une semaine dans Le Matin Dimanche – Uber essuyait au printemps la fronde de ses chauffeurs à Londres, l’un de ses plus gros marchés.

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