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«Twitter permet à Trump d’incarner la colère américaine»

Le président des États-Unis se singularise par son usage frénétique du réseau social. Guillaume Debré se penche sur ce nouvel art de gouverner dans un livre passionnant: «Je twitte donc je suis».

Donald Trump diffuse en moyenne 300 messages par mois sur son réseau social de prédilection. Ils ne sont pas tous écrits de sa main.
Donald Trump diffuse en moyenne 300 messages par mois sur son réseau social de prédilection. Ils ne sont pas tous écrits de sa main.
Alex Wong/Getty Images

En janvier 2020, Donald Trump a passé le cap des 13 000 tweets présidentiels. Une moyenne de 300 messages par mois. Mais le président des États-Unis se déchaîne certains jours plus que d’autres. Le 12 décembre 2019, quand il a été mis en accusation par la Chambre des représentants, on a dénombré cent vingt-trois tweets publiés en vingt-quatre heures. Cette frénésie digitale a engendré une œuvre écrite importante, qui ne possède sans doute pas la qualité littéraire des «Mémoires» de Churchill, mais que Guillaume Debré a prise très au sérieux. Journaliste français et fin connaisseur des États-Unis où il a été correspondant, il publie un essai vif et sagace dans lequel il examine ce nouvel art de gouverner: «Je twitte donc je suis».

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