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Le Suisse qui sublime l’infiniment petit

Avec ses clichés époustouflants, Martin Oeggerli s’est taillé une réputation dans le monde scientifique.

Sur ce cliché, la surface d’une feuille de basilic.
Sur ce cliché, la surface d’une feuille de basilic.
M. Oeggerli, supported by Pathology, University Hospital Basel and School of Life Sciences, FHNW.

Il est rare d’entendre quelqu’un parler des acariens avec autant de passion. «La plupart des gens pensent à eux comme à des parasites, mais seul 2 à 3% en sont réellement, pas plus que dans d’autres espèces. Moi, je veux montrer à quel point leur beauté et leur diversité sont époustouflantes.»

Intarissable sur ces animaux microscopiques, Martin Oeggerli l’est tout autant quand il évoque la gamme infinie de nuances de couleurs et de textures d’une feuille de basilic, «un paysage qui pourrait appartenir à une autre planète». Il faut dire qu’il en donne un visage spectaculaire et inattendu. Photographe de l’infiniment petit, le Bâlois révèle ce «monde invisible» aux yeux à travers des clichés qui zooment tantôt sur l’armature délicate de grains de pollen, tantôt sur des globules rouges occupés à cicatriser une blessure.

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