Passer au contenu principal

«On reproche au pape sa critique du capitalisme»

Un passionnant livre de Nicolas Senèze raconte comment de riches laïcs, conservateurs sur le plan moral, mais libéraux sur le plan économique, se sont imposés dans le catholicisme américain et ont voulu pousser le pape François à la démission.

Nicolas Senèze: «Je pense en effet qu’ils ont renoncé à s’attaquer à François. Ils ont compris qu’il est trop bien installé pour qu’ils parviennent à le déstabiliser.»
Nicolas Senèze: «Je pense en effet qu’ils ont renoncé à s’attaquer à François. Ils ont compris qu’il est trop bien installé pour qu’ils parviennent à le déstabiliser.»
Remo Casili/Reuters

Le 26 août 2018, le pape vient d’arriver à Dublin quand plusieurs médias en ligne publient un texte de l’archevêque Carlo Maria Viganò accusant François de couvrir les abus sexuels au sein de l’Église et demandant sa démission. Une première: si Benoît XVI avait rendu concevable l’idée qu’un pape puisse jeter l’éponge, nul ne s’était jamais aventuré à réclamer la démission du Saint-Père. Correspondant à Rome du quotidien «La Croix», Nicolas Senèze, journaliste et essayiste français, est allé explorer les coulisses de cet événement. Il en a tiré un livre aussi passionnant qu’édifiant: «Comment l’Amérique veut changer de pape».

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.