Le projet de taxi flottants à Genève tombe à l'eau

L’offre de SeaBubbles n’arrivera pas sur le Léman. Les difficultés ont découragé la société.

Le 13 avril 2018, les Genevois découvraient le SeaBubbles et ses concepteurs.

Le 13 avril 2018, les Genevois découvraient le SeaBubbles et ses concepteurs. Image: Keystone/Salvatore Di Nolfi

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Les taxis flottants et volants SeaBubbles ne circuleront pas sur le Léman. L’entreprise a abandonné son projet d’implantation en Suisse, explique le Département genevois des infrastructures (DI). La décision a été prise il y a plusieurs mois mais n’avait pas été rendue publique.

Le Canton de Genève affirme ne plus avoir reçu de sollicitation de la part de l’entreprise. «Aucune raison n’a été donnée», indique Roland Godel, porte-parole du DI. La dernière activité à Genève de la société du marin français Alain Thébault a consisté en un test, en avril 2018.

«L’Office cantonal des véhicules avait fourni pour la période d’avril à novembre 2018, à raison de trois jours par semaine, une autorisation provisoire de naviguer pour un seul véhicule afin de réaliser des essais à titre expérimental, soit au niveau technique et sans accueil du grand public à bord, détaille le porte-parole du DI. Les véhicules n’ont pas fait l’objet d’une homologation par l’Office fédéral des transports (OFT).»

Ce dernier confirme ne jamais avoir reçu de demande. «L’OFT ne peut pas fournir de renseignements au sujet des SeaBubbles, parce que nous ne sommes pas impliqués pour le moment», indique ainsi son porte-parole.

Très engagé dans le projet, l’ancien conseiller d’État genevois Luc Barthassat se dit déçu par cette décision. «Je trouve très dommage car il s’agit d’un projet de bateaux électriques de haute technologie. Cela représente l’avenir», estime l’ancien ministre des Transports.

Contactée, la direction de l’entreprise française n’a pas retourné nos sollicitations. Une source proche de SeaBubbles indique toutefois que le projet genevois a été abandonné après le refus, en 2018 par le Canton, de délivrer une autorisation pour installer des pontons provisoires. L’entreprise s’est depuis concentrée sur le développement de son activité à Paris.

Celle-ci suit son cours mais le chemin est semé d’embûches, notamment par des remous à l’interne de la société. L’un des cofondateurs, le champion de windsurf suédois Anders Bringdal, a ainsi quitté le navire le mois passé, menaçant le projet.

Créé: 16.11.2019, 22h48

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