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Au pays des barrages, Mathias Reynard les fait tous sauter

Le 3 novembre sera un jour historique pour le Valais. Soit une femme entrera au Conseil des États, soit le PDC perdra l’un de ses deux sièges. Au centre de l’équation: le candidat du PS. Portrait.

Quoi qu’en décident les urnes, Mathias Reynard restera enseignant: «Si je tiens le coup en politique, c’est aussi parce que j’ai cela dans ma vie.»
Quoi qu’en décident les urnes, Mathias Reynard restera enseignant: «Si je tiens le coup en politique, c’est aussi parce que j’ai cela dans ma vie.»
Adrien Perritaz, Keystone

Il arrive en retard dans ce café sédunois où nous avons rendez-vous. Le débat du «Nouvelliste» a duré plus longtemps que prévu. Le portable vissé à l’oreille, il règle des détails de campagne et salue d’un sourire les clients qui le reconnaissent. «C’est fou ce qui m’arrive, lâche-t-il. Tous les dix mètres, des gens m’arrêtent pour m’encourager.» Mathias Reynard est en course pour le deuxième tour du Conseil des États. Arrivé troisième, à un souffle de Marianne Maret, le socialiste de 32 ans, sous son éternel air juvénile, est l’homme qui peut briser les 162 ans d’hégémonie du PDC.

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