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Le maître en équilibre instable

Roger Federer a quitté samedi un Masters qui aura ressemblé à sa saison 2019, bringuebalée entre moments de grâce et de fébrilité. Avec l’âge, la dimension émotionnelle semble être devenue à la fois un atout et une menace.

Le Bâlois de 38 ans se dit prêt à saisir de nouvelles opportunités.
Le Bâlois de 38 ans se dit prêt à saisir de nouvelles opportunités.
EPA/WILL OLIVER
Plus que le contenu d'un titre conquis à la lutte puis dans le vent, ce triomphe vaut pour son chiffre. Cent. Cent titres, la marque fascine son monde et retrace un voyage. Entre son premier trophée à Milan (2001) et cette finale gagnée contre Tsitsipas, Roger Federer a étalé 18 ans d'une emprise qui a varié en intensité mais jamais en pouvoir de séduction. Après la déception de Melbourne (Tsitsipas encore), ce jubilé agit donc comme une formidable relance. «RF» va pouvoir attaquer son printemps en icône et en profiter.
Plus que le contenu d'un titre conquis à la lutte puis dans le vent, ce triomphe vaut pour son chiffre. Cent. Cent titres, la marque fascine son monde et retrace un voyage. Entre son premier trophée à Milan (2001) et cette finale gagnée contre Tsitsipas, Roger Federer a étalé 18 ans d'une emprise qui a varié en intensité mais jamais en pouvoir de séduction. Après la déception de Melbourne (Tsitsipas encore), ce jubilé agit donc comme une formidable relance. «RF» va pouvoir attaquer son printemps en icône et en profiter.
KARIM SAHIB / AFP
Comme à Halle en juin, Roger Federer a conquis à Saint-Jacques son dixième titre. Traversée au pas de charge et dans la liesse, cette semaine «à la maison» séduit par l'illusion qu'elle entretient: celle d'un champion qui arrête le temps. Comment songer à la retraite lorsque l'on domine année après année le tournoi qui était un rêve de gosse? Au Swiss Indoors, le maître de maison est tout à la fois une icône et le gars du coin. C'est chaque année le plus intime de ses triomphes, celui auquel il semble promis à jamais.
Comme à Halle en juin, Roger Federer a conquis à Saint-Jacques son dixième titre. Traversée au pas de charge et dans la liesse, cette semaine «à la maison» séduit par l'illusion qu'elle entretient: celle d'un champion qui arrête le temps. Comment songer à la retraite lorsque l'on domine année après année le tournoi qui était un rêve de gosse? Au Swiss Indoors, le maître de maison est tout à la fois une icône et le gars du coin. C'est chaque année le plus intime de ses triomphes, celui auquel il semble promis à jamais.
FABRICE COFFRINI / AFP
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Pour la deuxième fois de l’année, Roger Federer va quitter Londres sans trophée après avoir atteint le firmament de son tennis. Résumer sa saison 2019 à ce seul paradoxe serait injuste. Mais il y avait quelque chose proche de la fatalité, hier, à voir «le Maître» se recroqueviller face aux coups de butoir de Stefanos Tsitsipas à chaque fois qu’il semblait pouvoir s’en libérer. Où était passé le compétiteur léger et créatif qui avait estourbi Novak Djokovic jeudi dans un tourbillon de coups gagnants?

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