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Les fiançailles sont à deux doigts de disparaître de la loi

Si la tradition survit, elle n’a plus rien à faire dans le Code civil, estime une commission du parlement. Un avis que partagent même les milieux conservateurs.

Pour la sénatrice Lisa Mazzone (Verts/GE), il y a quelque chose de «rétrograde» derrière le concept de fiançailles. «C’est en tout cas le miroir d’une autre époque.»
Pour la sénatrice Lisa Mazzone (Verts/GE), il y a quelque chose de «rétrograde» derrière le concept de fiançailles. «C’est en tout cas le miroir d’une autre époque.»
iStock

Il pose le genou à terre, lui tend une bague. «Veux-tu m’épouser?» Émue, elle dit oui. Désormais, ils sont fiancés. Derrière ce cliché, ringard ou sexiste, c’est selon, les fiançailles ne sont pas juste un moment émouvant qu’on raconte à ses petits-enfants. Non, le droit suisse en fait un véritable contrat aux conséquences potentiellement fâcheuses pour le porte-monnaie. Dans le Code civil, quatre articles encadrent la pratique. «Désuet», juge une commission du National, qui souhaite tout supprimer. Le dossier est actuellement sur la table du Conseil des États.

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