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L’échange automatique coûte très cher aux étrangers

L’échange automatique d’informations a fait exploser en Suisse les dénonciations fiscales de biens hors du pays. Premières concernées, les communautés étrangères se sentent trahies.

Exaspérés tant par la forme que par les montants à rembourser, de nombreux ressortissants portugais auraient décidé de rentrer chez eux, comme ici dans la région de l’Algarve.
Exaspérés tant par la forme que par les montants à rembourser, de nombreux ressortissants portugais auraient décidé de rentrer chez eux, comme ici dans la région de l’Algarve.
eye35 stock/Alamy

Massimo* est amer. Cet Italien d’origine vient de devoir rembourser près de 50 000 francs au fisc valaisan. Il n’avait jusqu’ici jamais déclaré la maison qu’il possède dans le sud de l’Italie. À cela s’est greffé un second appartement transalpin, dont sa femme a hérité de ses parents. Ajoutons encore un compte en banque doté de plusieurs milliers d’euros et, enfin, une rente que cet ex-employé de l’État percevait dans son pays. La somme réclamée correspond à dix ans d’arriérés d’impôt, plus les intérêts. Pour autant, Massimo, qui vit à Sierre depuis une quarantaine d’années, ne paiera pas d’amende. Comme nombre de ses compatriotes, il a choisi de s’auto-dénoncer au fisc, s’épargnant de ce fait d’éventuelles poursuites pénales.

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