Deux Suisses participent à «Bienvenue chez nous» sur TF1

TélévisionEn Valais, la maison d’hôte d’Alain et Pascal a été retenue pour le jeu français. L’épisode suisse a été diffusé ce mardi.

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À Savièse (VS), on ne peut être que bluffé par la bâtisse de nos hôtes, vieille de 210 ans. Depuis «La Grande Maison», la vue sur la vallée du Rhône coupe le souffle. C’est dans cette belle demeure que nous attend le couple qui vient de participer, en France, à sa première aventure télévisuelle. La chatte Heidi, vautrée dans l’entrée, observe. Les poignées de main sont franches et l’accueil authentique dans un endroit classé au patrimoine. C’est sûr: nous sommes en Valais. Les perçants yeux bleus d’Alain Praz et le profond regard de Pascal Siggen ont tenté, ce mardi, de conquérir le public de la chaîne française TF1 et sa populaire émission «Bienvenue chez nous».

C’est le marketing qui a motivé le couple de quadragénaires. «Nous venions de faire de gros investissements et de quasi-doubler le nombre de nos chambres. Il y avait une angoisse», explique Pascal, aussi instituteur à mi-temps. «Nous recevions des courriels de la production depuis des mois. Même si le jugement des autres engendre de l’appréhension, admet Alain, nous avons dit oui.» Puis, nos Valaisans se prennent au jeu. Correspondent-ils au profil recherché? Sont-ils assez télégéniques? Interviews par téléphone, sessions Skype, vidéos amateurs de présentation, tout s’enchaîne très vite.

Puis, plus rien. L’attente. Et un jour: «Après leur cuisine interne, la production nous a proposé une spéciale Saint-Valentin.» Problème: Pascal ne peut pas prendre congé en dehors des vacances scolaires. Mais l’émission semble vraiment tenir à la participation des Valaisans. Au début de l’an dernier, ils (re)proposent des dates. La confirmation tombe en mai seulement: le tournage aura lieu en été 2019. «Dans l’urgence, il a fallu préparer, repeindre, aménager», souligne Alain. C’était sans compter des vents violents qui allaient, dix jours avant le tournage, arracher le toit de la grange qui abrite leur jacuzzi. «Les échafaudages ont été démontés une demi-heure avant l’arrivée des équipes.»

Les quatre notes décisives

Après neuf saisons, la mécanique de l’émission est huilée. Le jour J, les Valaisans doivent se rendre à Narbonne pour le premier épisode. Une fois sur place, ils sont équipés de micros qui ne les quitteront plus. Caméras, moteur. «C’est stressant car on se retrouve à donner des notes de suite. Sur la chambre, sur l’accueil et la maison, sur le repas, sur l’activité originale.»

Quelle activité ont-ils choisie en Valais? Alain et Pascal se regardent, complices. Et se marrent: «La production voulait un bon vieux cliché suisse: le yodle ou le lancer du drapeau. On a dû trouver un compromis qui sonne plus valaisan.» Le choix se porte sur un cours de cor des Alpes. En pleine canicule, les binômes français se retrouvent en habits traditionnels suisses au bord d’un petit lac, sur fond de montagnes. Un joli tableau bien helvétique. Le couple saviésan émet un doute: «On ignore si ça leur a plu. Niveau compétition, ce n’était pas extraordinaire.»

Au chapitre des moments forts, le couple évoque les séquences du dodo: «Tous les jours, ils filment le coucher. Nous avons dû trouver de superbes pyjamas.» Et son compagnon enchaîne. «On a aussi négocié une technique avec la production pour se dire bonne nuit: un petit check des poings.» Pour ne pas choquer? «Je ne voulais pas provoquer, par rapport à mes élèves, confie l’enseignant au primaire. Cela dit, j’ai dû faire mon coming out en classe. Je ne voulais pas qu’ils l’apprennent par la télé. Ensuite, ils ont fouillé sur internet et trouvé une photo de nous deux. Ils sont à fond avec nous…»

Et si on leur demande ce qui a pu faire la différence en leur faveur, la réponse fuse: «Notre maison authentique et familiale. La nature, le calme et la vue sur les montagnes, y a pas photo.» Et l’ambiance entre eux? «Ils nous ont chambrés sur notre lenteur à la suisse. Mais globalement, nous avons eu un super feeling. Surtout avec un couple de septuagénaires. Vous verrez assez tôt avec qui c’était moins sympa», relèvent les Valaisans, soudain espiègles.

La dernière question brûle: le duo a-t-il gagné? Sous contrat, ils ne peuvent rien dire: «C’est assez dur de garder le secret, mais il faut que ça reste une surprise. Même nos parents ne savent pas.» Verdict vendredi, à l’heure de l’apéro.

Créé: 15.01.2020, 15h51

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