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Léman pas si expressLe P+R de Coppet attend toujours d'être enterré

La Commune de Coppet a un parking P+R provisoire depuis près d'une quinzaine d'années. Elle aimerait à terme pouvoir l'enterrer.
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Est-ce que tout est fait pour que le public soit incité à prendre le Léman Express, ce RER qui est la colonne vertébrale de l'agglomération du Grand Genève? La réponse est pour le moins nuancée, répond un audit qui a analysé cette ligne mise en exploitation en décembre 2019 et qui dessert 42 gares dans deux pays et deux cantons, soit 20 en France, 19 à Genève et trois dans le canton de Vaud (Mies, Tannay et Coppet).

Les différentes Cours des comptes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, du canton de Genève et du canton de Vaud ont étudié plus particulièrement les 145 mesures d'accompagnement qui devaient permettre de rabattre les usagers vers les gares et favoriser les transports publics. La moitié de ces mesures a du retard.

Deux mesures vaudoises

Le Canton de Vaud n'est pas épargné, même si seulement deux mesures étaient prévues sur son territoire dans la feuille de route transfrontalière adoptée en novembre 2019. Elles sont localisées à la gare de Coppet.

La première concerne la réalisation d'un P+R. Il faisait déjà partie de la première série de projets d'agglomération en 2007. Aujourd'hui, il est au point mort.

«Le P+R avait été réalisé rapidement pour répondre à un besoin pressant des usagers. Pour y parvenir, nous l'avions installé sur une de nos parcelles.»

Gérard Produit, syndic de Coppet

Les pendulaires ne sont toutefois pas livrés à eux-mêmes en arrivant en voitures à Coppet. Il existe en effet déjà deux P+R de 140 places chacun. L'un appartient aux CFF et l'autre à la Commune. Mais ce dernier doit être mis aux normes. C'est ce travail qui a du retard.

«Le P+R avait été réalisé rapidement pour répondre à un besoin pressant des usagers, se souvient le syndic Gérard Produit. Pour y parvenir, nous l'avions installé sur une de nos parcelles.» Le hic, c'est que celle-ci n'est pas légalisée et que les aménagements ne peuvent être que provisoires.

Contrainte politique

Depuis cette époque, les autorités ont espéré pouvoir enterrer les places de parc dans le cadre d'un projet immobilier autour de la gare. Mais des changements politiques et des oppositions ont nécessité de revoir leurs plans. Aujourd'hui, le syndic imagine que des constructions puissent sortir de terre à cet endroit stratégique, autour d'un pôle de mobilité jusque-là relativement préservé par l'urbanisation.

«L'infrastructure n'est pas optimale par rapport à l'augmentation de la desserte ferroviaire et du nombre de voyageurs.»

Gérard Produit, syndic de Coppet

Le second projet qui a du retard à Coppet est la création d'un passage sous voies. Les CFF voulaient en construire un nouveau pour rejoindre la voie 2 depuis le bâtiment de la gare côté lac. La Commune avait montré de l'intérêt à collaborer pour permettre son prolongement de l'autre côté des rails, côté Jura. Mais le transporteur a changé ses priorités et a abandonné le projet.

Cela dit, Gérard Produit insiste sur le fait que le transporteur et les autorités sont conscients de la nécessité d'apporter des améliorations à la gare: «L'infrastructure n'est pas optimale par rapport à l'augmentation de la desserte ferroviaire et du nombre de voyageurs.»