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Femmes arbitres discriminées?L’égalité sifflée hors-jeu

Deux arbitres femmes qui n’ont pas le droit au même traitement que les hommes? Le Mondial des clubs au Qatar a défrayé la chronique. Pour Micheline Calmy-Rey, ex-conseillère fédérale, l’excuse de la marque de respect ne tient pas.

Ici, l’arbitre homme au contact du cheikh du Qatar.
Ici, l’arbitre homme au contact du cheikh du Qatar.
À droite, l’arbitre femme passe son chemin sans que le dirigeant ne bronche.
À droite, l’arbitre femme passe son chemin sans que le dirigeant ne bronche.
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L’arrêt sur image dit tout et rien à la fois. Il y a ce que l’on voit, ce qui n’apparaît pas et entre les deux toute cette polémique qui a enflé sur les réseaux sociaux pour déborder dans le débat public. On voit donc, à l’issue du Mondial des clubs de foot, la cérémonie qui consacre le Bayern Munich et qui fait honneur aux officiels, dont les arbitres. C’est la première fois que des arbitres femmes étaient de la fête. Elles sont remerciées par Gianni Infantino, patron de la FIFA, il leur parle. On les voit ensuite passer devant le cheikh qatari Joaan bin Hamad Al Thani: c’est le point de départ. Là où les arbitres masculins se sont approchés pour un «check» avec le cheikh (du poing, Covid oblige), Mmes Edina Alves Batista et Neuza Back passent leur chemin sans broncher, presque sans un regard. C’est comme si elles n’avaient pas le droit à ce geste, qui serait insultant pour le membre de la famille royale. Parce qu’elles sont femmes.

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