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Rétrospective 2020L’économie genevoise à l’épreuve du virus

Comment Genève résiste-t-elle aux effets économiques de la pandémie? Pas si mal jusque-là, selon Giovanni Ferro-Luzzi.

Giovanni Ferro-Luzzi, professeur d’économie à la Haute École de gestion de Genève et à l’Université de Genève.
Giovanni Ferro-Luzzi, professeur d’économie à la Haute École de gestion de Genève et à l’Université de Genève.
Steeve Iuncker-Gomez

Giovanni Ferro-Luzzi est professeur d’économie à la Haute École de gestion de Genève et à l’Université de Genève. Il fait le bilan de l’année écoulée.

Comment la crise a-t-elle frappé Genève?

Pas très différemment du reste de la Suisse. La richesse cantonale, le PIB, a perdu 8,8%, une perte historique, celui de la Suisse un peu moins, mais à peine. Même tendance avec le chômage. La particularité de cette crise, qui frappe avant tout l’offre, c’est qu’elle a des impacts variés selon les secteurs: certains ferment, d’autres pas; selon les différents métiers dans les secteurs aussi, selon qu’ils sont plus ou moins exposés au virus. Pour certains, c’est la double peine: sanitaire par l’exposition forcée et plus prononcée au virus; et économique par le risque de chômage plus élevé.

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