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votations 10 juin
Le Tessin refuse la création d'un parc national

Le parc national aurait inclu Centovalli-Tal ou encore l'île de Brissago.
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Le projet de parc national transfrontalier du Locarnese a échoué. Seules 2 des 8 communes, Ascona et Bosco Gurin, ont approuvé en votation le projet. Brissago, Centovalli, Losone, Onsernone, Ronco s/Ascona et Terre di Pedemonte l'ont rejeté. Ce résultat clair signifie que le second projet de création d'un parc national de nouvelle génération a échoué.

Le projet de parc entourait le Val Onsernone, qui a toujours été très lié à la Valle dei Bagni, en Italie. La seule route qui dessert la cuvette naturelle italienne passe par le Val Onsernone, en Suisse. Cette proximité a fait germer une idée dans les communes italiennes: créer une zone protégée de leur côté de la frontière et instaurer une collaboration avec le nouveau parc national du Locarnese.

S'étendant sur quinze ans, la phase de création se termine donc abruptement et une perspective d'avenir porteuse d'espoir disparait pour les nombreux défenseurs du projet. a indiqué dimanche dans un communiqué le Réseau des parcs suisses. Suite à ce refus et au rejet du Parc Adula (GR/TI) en 2016, le Réseau considère que la création d'un nouveau parc national dans le cadre de la loi actuelle n'est pas réaliste, d'autant plus que le Parc Adula avait déjà été rejeté dans les urnes en novembre 2016.

Potentiel à évaluer

Pour cette raison, le Réseau des parcs suisses demande au Conseil fédéral de développer un concept qui explicite le potentiel des aires de protection étendues en Suisse. Cette évaluation du potentiel est pertinente et nécessaire tant au niveau économique qu'écologique, écrit-il. «Les régions naturelles emblématiques sont le capital et le moyen de subsistance les plus importants pour le tourisme rural en Suisse ; les parcs nationaux constituent un symbole de ces valeurs économiques à l'échelle mondiale. Ils représentent parallèlement des espaces clés pour la préservation de la biodiversité».

À cet égard, le Conseil fédéral a le devoir de montrer comment la Suisse entend atteindre les objectifs d'Aichi, qui sont de consacrer 17% de la superficie du pays aux zones protégées, estime-t-il.

ats