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Encre bleueLe temps du «pig blues»

Genève, le 15 décembre 2006. Thune du coeur. © Olivier Vogelsang
Genève, le 15 décembre 2006. Thune du coeur. © Olivier Vogelsang
TDG

Voilà, c’est fait! La Thune 2020 s’est donc achevée en beauté: le cochon a rencontré un formidable élan de solidarité et cette rencontre au sommet nous a mis du baume au cœur. Ça tombe bien, on en a tous rudement besoin en ce début d’année! Au lendemain de la remise officielle de la Thune aux trois associations genevoises, j’ai remisé discrètement le Jules au boiton pour qu’il pique un roupillon jusqu’à la prochaine édition.

Alors, heureuse de passer enfin à autre chose? Euh, comment dire… Après tout ce temps passé en sa compagnie me vient comme un léger abattement. Un manque, peut-être. Ou une grosse fatigue. Seraient-ce les symptômes d’un «pig blues»? La variante animale du fameux «baby blues»? Vous me direz que pour une femme de plume, il m’est difficile de couver un cochon! Mais tout de même, on s’y attache, à cette petite bête!

On en prend soin, on surveille sa prise de poids au quotidien, on vérifie sa tension, on palpe ses rotondités, et puis on lit tous les messages d’encouragement qui accompagnent sa prise de poids pour la bonne cause. Et puis soudain, plus rien! Ou plutôt si: le froid, la pluie… et les annonces du Conseil fédéral!
Vous conviendrez qu’il n’y a franchement pas de quoi voir la vie en rose. La couleur du cochon…

Stop Julie, va t’acheter des roses, ça ira mieux après. Mais vas-y vite! Et pas parce que ces belles sont périssables. La question est plutôt de savoir si les fleuristes sont considérés comme essentiels à notre quotidien et resteront ouverts ces prochains jours. Ou s’il faut attendre le 28 février pour que la vie revienne plus à la normale, avec la réouverture de tout ce qui nous manque tant…

Ça risque d’être long!