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Feuilleton théâtralLe temps de la sidération s’est installé au Poche

L’épisode 2 de la série «Vous êtes ici» se joue à guichets fermés au théâtre en Vieille-Ville. Après l’effondrement meurtrier qui a eu lieu à l’Orangerie, les neuf personnages, sonnés, reprennent leurs esprits dans les décombres.

Claude-Inga Barbey, Nora Steinig, Rébecca Balestra, Noémie Griess (allongée), Juan Antonio Crespillo, Karim Kadjar, Maxime Gorbatchevsky et Aurélien Gschwind en apesanteur dans le très graphique décor de Sylvie Kleiber.
Claude-Inga Barbey, Nora Steinig, Rébecca Balestra, Noémie Griess (allongée), Juan Antonio Crespillo, Karim Kadjar, Maxime Gorbatchevsky et Aurélien Gschwind en apesanteur dans le très graphique décor de Sylvie Kleiber.
SAMUEL RUBIO

Nous en étions là. L’effondrement avait bel et bien eu lieu. Il appartenait au passé. Fin septembre, au Théâtre de l’Orangerie, plusieurs failles telluriques avaient fissuré Genève. D’autres menaçaient. L’immeuble locatif où vivaient Miguel, Alice, Lukas, Mad, Cassandra, Sandro, Zacharie, Arbalète et Ada s’était écroulé, engloutissant une jeune poétesse et un Portugais transi de désir au nombre de ses habitants. Les autres s’étaient réfugiés dans la chambre à lessive – ou ce qu’il en restait –, laquelle donnait son titre au premier épisode de «Vous êtes ici».

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