Passer au contenu principal

Des femmes et de la modeLe «tee-shirt de la honte» et l’histoire sans fin des interdits vestimentaires

Les débats liés à l’habit féminin marquent la société occidentale du XIXe siècle à nos jours, du pantalon au «crop top». Le point avec Elizabeth Fischer, historienne, et Karine Duplan, géographe.

1850 Le premier pantalon féminin, porté sous une jupe, participe d’une première refonte du vêtement féminin. Il faudra des militantes féministes, à commencer par Amelia Bloomer aux États-Unis, pour promouvoir l’usage d’une tenue autorisant plus de mouvements, également une hygiène appropriée aux diktats de l’époque. Toléré dans le cadre des pratiques sportives, le «free dress» n’a cependant pas sa place en ville, où les restrictions se poursuivent.
1850 Le premier pantalon féminin, porté sous une jupe, participe d’une première refonte du vêtement féminin. Il faudra des militantes féministes, à commencer par Amelia Bloomer aux États-Unis, pour promouvoir l’usage d’une tenue autorisant plus de mouvements, également une hygiène appropriée aux diktats de l’époque. Toléré dans le cadre des pratiques sportives, le «free dress» n’a cependant pas sa place en ville, où les restrictions se poursuivent.
Getty Images

Voilà deux semaines déjà que le «tee-shirt de la honte» fait polémique. Aux élèves dont la tenue était jugée inappropriée, le Cycle de Pinchat entendait imposer son habit frappé de la mention «Je porte une tenue adéquate». De fait, ce sont les filles principalement qui étaient visées, auxquelles on reproche de venir à l’école le nombril dénudé. Stigmatisation, ont dénoncé les opposants à cette mesure disciplinaire inédite, avant que le Département de l’instruction publique ne décide de la suspendre.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.