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Journal d’un artiste libreLe Tampographe à l’encre libre

Dans «Chroniques de la rue du Repos», Vincent Sardon imprime sa marque d’écrivain entre deux coups de tampons.

Vincent Sardon dans son atelier parisien, qui voisine avec «les 80’000 morts du Père-Lachaise»…
Vincent Sardon dans son atelier parisien, qui voisine avec «les 80’000 morts du Père-Lachaise»…
Roman Jehanno/DR

«Chroniques de la rue du Repos» se dévore sous l’épaisse couverture de ces beaux livres qui sentent le sapin à Noël. Déjà que son auteur l’a imaginé dans son atelier sis à deux pas des 80’000 morts du Père-Lachaise. Celui qui signe «Le Tampographe» dédramatise aussitôt: «J’ai souvent habité près de cimetières, sans doute parce que les loyers y sont moins chers. Ça vous contamine, c’est sûr, ces destins terminés, ces sépultures en ruine avec leurs ex-voto et petits souvenirs magnifiques. Le Père-Lachaise, c’est aussi 44 hectares de forêts, une anomalie en plein Paris, de l’hygiénisme à l’état pur avec des hiboux et même des renardeaux durant le confinement.» Bambi passe au loin. «En fait, la nature ne m’attendrit pas», rectifie-t-il, sardonique.

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