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Pour combattre la deuxième vagueLe tabou d’un deuxième confinement se lézarde

L’expert Antoine Flahault note que la mesure s’ébauche déjà. Les élus l’évoquent à regret.

Le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’UNIGE.
Le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’UNIGE.
Irina Popa

«La seule chose qui marcherait serait […] un confinement strict et court» pour «casser le pic». L’avis lancé samedi dans nos colonnes par le patron des Soins intensifs genevois marque une rupture avec le dogme qui a dominé l’opinion publique ces derniers mois. On se l’est répété à l’envi durant les apéros estivaux, alors que le virus prenait des vacances: il n’y aura pas de nouveau confinement, car l’économie ne peut pas se le payer.

Et pourtant. La vis se serre en Europe. La France a instauré samedi un couvre-feu. La Slovénie lui a emboîté le pas mardi. L’Irlande sera à nouveau confinée mercredi soir pour six semaines. Le Pays de Galles entame vendredi un confinement de deux semaines, durée la plus courte pour être efficace et qualifiée de «meilleure chance pour éviter un confinement plus long». En Espagne, la Navarre se boucle, tout comme plusieurs villes.

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