Élections fédérales à GenèveLe PS veut contrer la vie chère
Le Parti socialiste genevois fait quatre propositions de campagne pour soulager le porte-monnaie des Genevois.

«En finir avec les fins de mois difficiles!» C’est le slogan de la campagne des douze candidats genevois aux élections fédérales de cet automne. Quatre d’entre eux ont fait part, ce mercredi, de leurs propositions pour améliorer le pouvoir d’achat à Genève.
Selon eux, en vingt ans, la prime maladie moyenne a doublé dans notre canton, passant de 277 à 418 francs. Quant aux loyers, ils ont augmenté de 22%, alors que les salaires et les rentes n’ont pas suivi. À cela s’ajoutent la hausse des prix à la consommation et les charges d’énergie.
Les socialistes proposent ainsi d’agir sur quatre axes.
Prime en fonction du revenu
«Chaque année, une personne sur 20 est aux poursuites à cause du non-paiement de ses primes maladie, déplore Florian Schweri, juriste et candidat au Conseil national. Actuellement la cotisation est indépendante du revenu mais ça doit changer.» Cette assurance «dite sociale» génère de la précarité et la prime doit être en relation «avec ce que les gens gagnent».
L’idée est de prélever une cotisation équivalente à 4,35% du salaire. Elle serait récoltée par la Caisse cantonale de compensation au même titre que l’AVS.
Pour la violoncelliste Estelle Revaz, également candidate, il est impératif de «permettre aux gens de vivre dignement et de choisir leur présent et leur avenir». Elle préconise de soutenir les petits entrepreneurs et les PME qui ont subi de plein fouet les crises, le Covid, la crise énergétique et l’inflation. Elle rappelle que les prêts Covid sont passés de 0% à 1,5 voire 2% d’intérêts.
Cette «aide au développement économique solidaire pour les PME et les indépendants» doit être renforcée via une subvention de la Confédération versée aux Cantons.
Indexation des rentes AVS
Pour Sami Kanaan, l’actuel conseiller administratif de la Ville de Genève qui se présente au Parlement fédéral, il s’agit d’améliorer le pouvoir d’achat des personnes retraitées en adaptant les rentes au renchérissement du coût de la vie. «On se moque du monde, s’énerve l’élu. Le coût des assurances maladie n’est pas pris en compte dans le calcul de l’inflation, c’est une arnaque institutionnelle!» Un point de vue que partage M. Prix (Stefan Meierhans), selon lui. Son parti milite encore pour une treizième rente qui augmenterait de 8% la rente annuelle.
«On se moque du monde. Le coût des assurances maladie n’est pas pris en compte dans le calcul de l’inflation, c’est une arnaque institutionnelle!»
Priscille Dia-Laplace, enseignante au Cycle d’orientation, indique que deux personnes sur trois ne partent pas durant l’été à Genève: «Chaque famille doit pouvoir bénéficier de vacances accessibles et la Confédération doit soutenir l’organisation de camps. Tout ce qu’on investit dans l’enfance et la jeunesse se retrouve plus tard.»
Pour financer ces mesures, le Parti socialiste genevois souhaite puiser dans le budget fédéral. «La cotisation salariale pour les primes maladie devrait permettre à l’État de réaliser des économies, en réduisant le nombre de personnes à l’aide sociale», considère la présidente du comité de pilotage de la campagne, Maria Roth Bernasconi.
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