LiveMort de Mike Ben Peter (direct)Revivez ce procès inédit minute par minute
Après un procès fleuve, intense et lourd émotionnellement, les six policiers renvoyés pour homicide par négligence après la mort de Mike Ben Peter ont été acquittés.
La Cour correctionnelle de Lausanne a acquitté les six policiers prévenus d'homicide par négligence après une interpellation le 28 février 2018. Mike Ben Peter avait perdu la vie le lendemain. L'avocat de sa famille, plaignante, fera vraisemblablement appel. Le verdict a déclenché une vague de colère directement sur le site du tribunal.
Fin de ce direct
Des manifestants commencent à quitter les lieux, tandis ce que d'autres restent à échanger entre eux. L'orage dont les premiers souffles arrivent, va sans doute les chasser, tout comme nous.
C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivi si nombreux pendant tout ce procès. Retrouvez nos articles complets avec réactions dès ce soir sur notre site.
Bonne soirée!
Paroles et musique
Les manifestants sont maintenant à l'extérieur du bâtiment et discutent en petits groupes de la décision sur fond de rap dans les enceintes. On entend le ton outré, révolté, déçu des échanges. Noirs, blancs, hommes, femmes, cet attroupement tout de blanc vêtu est plutôt jeune.
Les manifestants se retirent en silence et dans le calme
Après cinq minutes de recueillement, les manifestants se lèvent et quittent les lieux dans un calme qui contraste de manière impressionnante avec le vacarme qui a précédé.
Sit in
Les manifestants se sont maintenant assis en silence dans le hall.
Révolte, silence et sanglots
Le président de «A qui le tour» appelle à la révolte des noirs de Suisse: «A partir d'aujourd'hui, c'est simple: ils veulent nous tuer? Qu'ils nous tuent. Aujourd'hui, il y aura aussi des réponses de notre côté!» Silence soudain. On entend des sanglots.
«Être noir en Suisse, c'est chaud!»
Le président du collectif «à qui le tour» prend la parole: «Aujourd'hui, on va profiter que ceux qui nous tuent nous écoutent. «Aujourd'hui, on nous a carrément dit que Mike aurait pu mourir dans son sommeil ce soir-là. On a osé nous dire que Mike était tellement obèse qu'il est mort ce soir-là. Vous avez vu aujourd'hui, être noir en Suisse, c'est chaud!»
«Je ne veux pas transmettre ces valeurs à mes élèves»
Une jeune femme noire exprime sa colère: «Je suis née ici ,j'ai grandi ici, je suis enseignante et je transmets des valeurs. Si nous n'étions que des noirs à manifester ici, nous aurions déjà été arrêtés, nous serions tous comme Mike. Heureusement qu'il y a des blancs parmi nous. Je ne veux pas transmettre ces valeurs à mes élèves.»
Les rangs s'éclaircissent
Quelques personnes commencent à quitter le rassemblement à l'intérieur du bâtiment. Il y a eu une centaine de personnes massées à la sortie du procès, selon une grossière estimation de notre part.
La colère monte
Les manifestants secouent les bancs qui se trouvent dans le grand hall ce qui provoque un tintamarre insoutenable. L'Etat major de la police de Lausanne quitte les lieux par l'arrière du bâtiment d'un pas précipité, sous les invectives.
Appel certain
Mais c'est le moment de rappeler que cette décision de première instance va être contestée en appel devant le Tribunal cantonal.
On savait d'entrée de jeu que quel que soit le jugement, il serait contesté. Avocat des plaignants, Me Ntah avait dès le premier jour laissé entendre qu'il irait jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme si nécessaire.
On attend la fin de l'orage
Météosuisse avait annoncé de violents orages. Pour l'instant, c'est une tempête locale qui gronde sous les plafonds vitrés de Longemalle. Les interviews ne sont plus possibles sur le plan de la prise de son. Les journalistes de l'audiovisuel patientent. D'autres n'osent pas fendre la foule pour quitter le bâtiment. Mais l'orage passera-t-il? La colère de la rue ne semble pas près de s'éteindre.
Slogans et visages graves
«Justice complice, police raciste» scandent maintenant les manifestants. Certains dans cet attroupement restent impassibles, le visage grave et recueilli, bras croisés.
Policiers impassibles
Les policiers du service d'ordre restent impassibles, tout comme le commandant de la Police de Lausanne Olivier Botteron qui regarde les manifestants, les mains croisées devant son veston.
Huées
Le grand hall résonnent de hurlements et de huées, sous l'œil des caméras, devant les micros des radios tendus et vos serviteurs de la presse écrite, sur les claviers. «Justice nulle part, police partout!»
Employés interloqués
Les collaborateurs du Canton qui travaillent dans le bâtiment se massent aux fenêtres et dans les étages pour voir ce qui se passe…
«Police assassins»
Dans le halla de Longemalle es avocats, le procureur (On rappelle que Bernard Dénéréaz remplace Laurent Maye) et l'Etat major de la police lausannoise sont à l'interview avec les nombreux médias présents. Les manifestants qui étaient à l'extérieur entrent en cirant «Police assassins» en frappant des mains.
Bande son:
«Sacrifice de poulets» par Ministère A.M.E.R.
Sous surveillance…
Le tout sous l'œil vigilant des agents du service d'ordre, mené par la Police cantonale
«Justice for Mike»
Après diffusion d'un air de rap «F*** 17» de Block13, les manifestants scandent des slogans, alors que la famille de Mike quitte le tribunal en compagnie de son avocat Me Simon Ntah
Le public quitte la salle dans le calme
Mais à l'extérieur du bâtiment de Longemalle, un grand groupe tout de blanc vêtu est en train de hurler« assassins police!»
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