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Action militanteLe Pont du Diable métamorphosé par des militants de Greenpeace

Jeudi soir à la tombée de la nuit dans le canton d’Uri, une dizaine de militants a organisé la projection d’un arc-en-ciel dans ces hauts lieux alpestres.

Le mythique Pont du Diable transformé en arc-en-ciel par des militants de Greenpeace.
Le mythique Pont du Diable transformé en arc-en-ciel par des militants de Greenpeace.
GREENPEACE/MATTHIAS NIEDERER

C’est avec pacifisme que Greenpeace Suisse a voulu faire passer un message fort sur le Pont du Diable. Un arc-en-ciel a habillé le monument pendant près d’une heure et demie et les paroles de chansons écrites pour l’occasion ont été projetées sur les rochers environnants. Deux chansons engagées étaient à l’honneur: d’abord celle de Licia Chery intitulée «L’étreinte», ainsi qu’un titre slam écrit par le duo alémanique Patti Basler et Philippe Kuhn.

Cet événement fait suite à une enquête menée auprès de 6000 personnes, rapportant le ressenti de cet échantillon de la population après cette période troublée. L’ONG a publié par la suite un rapport sur les enseignements à tirer de cette pandémie, et ce travail a servi de matériau de départ pour les chansons des artistes cités. Hormis quelques curieux de passage, fascinés par le spectacle, cette manifestation n’était pas ouverte au public. Pour les organisateurs «l’objectif consistait à transmettre l’événement par le biais photographique».

Pourquoi un arc-en-ciel?

Après synthèse des réponses récoltées par l’organisation, une tendance ressort de l’enquête: nombre de personnes interrogées ont surtout manqué de contacts physiques et de rapports humains avec leurs proches. Une manière, aux yeux des promoteurs de la démarche, de rendre compte de la superficialité du monde actuel.

L’image vive et colorée de l’arc-en-ciel doit être perçue comme une allégorie de la métamorphose que le monde a subie. L’organisation souhaite ainsi «transformer la crise en opportunité et tirer le positif de cette période agitée». Les conclusions de Greenpeace sont donc catégoriques: la nature qui reprend ses droits, le calme suite à la baisse du trafic, le temps pour soi… ces aspects, mis en valeur par l’image de l’arc-en-ciel, doivent aider à relativiser la situation actuelle et surtout à tirer des conclusions pour l’avenir.

Les paroles de la genevoise Licia Chery projetées sur la roche des montagnes.
Les paroles de la genevoise Licia Chery projetées sur la roche des montagnes.
Greenpeace/Matthias Niederer