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PolitiqueLe PDC veut bichonner la famille

Le parti s’apprête à déposer une loi-cadre avec pour ambition de soutenir et promouvoir les familles genevoises.

Le Grand Conseil genevois. Image d’archive.
Le Grand Conseil genevois. Image d’archive.
LAURENT GUIRAUD 

Le coronavirus a apporté son lot de souffrance et de stress. Mais de belles choses aussi. Parmi celles-ci, une forme de renaissance de la famille, illustrée notamment par des balades intergénérationnelles…

Seraient-ce ces sympathiques retrouvailles qui motivent le PDC à renforcer la cellule familiale? Une chose est sûre, ce parti s’apprête à déposer au Grand Conseil une loi-cadre sur les familles, qui restent visiblement l’un de ses chevaux de bataille. Mais là, il a mis le paquet! Forte de 36 articles, cette loi aborde des thèmes aussi variés que le soutien à la parentalité, la lutte contre les violences familiales, l’aide financière aux familles, la protection de la maternité et de la paternité, la garantie de l’accueil parascolaire, mais aussi la protection de l’environnement, l’adaptation de l’aménagement du territoire ou la garantie de la protection numérique… Bref un véritable inventaire à la Prévert.

«Coût de la vie trop cher»

Le PDC souhaite toutefois mettre l’accent sur trois points: l’accroissement des structures d’accueil extrafamiliales et extrascolaires, la lutte contre la violence et le harcèlement, enfin le développement de la conciliation entre vie familiale et professionnelle, ainsi que la flexibilisation du travail. Le parti se bat là pour une prise en considération des obligations familiales de chacun.

A travers cette vaste loi cadre, le PDC genevois entend continuer de promouvoir et de défendre les besoins et les intérêts des familles «dans un canton où le coût de la vie est trop cher pour une qualité de vie souvent fragile.» À ce titre, le PDC poursuivra ses efforts de lutte contre la précarisation croissante des familles, particulièrement celles à faibles revenus, nombreuses et monoparentales, «car, c’est en rendant à la cellule familiale sa juste dignité que la pleine stabilité du corps social sera garantie».