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Violences sexuelles
Le pape estime que l’abbé Pierre fut un «terrible pécheur»

Le pape François tient une conférence de presse à bord de l’avion papal lors de son vol de retour après son voyage de douze jours à travers l’Asie du Sud-Est et l’Océanie.
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Le pape François a déclaré que l’abbé Pierre fut un «véritable pécheur», vendredi lors d’une conférence de presse pendant son retour de voyage en Asie.

Le chef de l’Église a déclaré que «les péchés publics sont publics. Et ils doivent être condamnés. Par exemple, l’abbé Pierre: c’est un homme qui a fait tant de bien, mais c’est aussi un terrible pécheur.»

Selon le journal «Le Monde», le Vatican était au courant des agissants du fondateur d’Emmaüs depuis des années, lui qui est aujourd’hui accusé d’agressions sexuelles par plusieurs femmes. «Je ne sais pas quand le Vatican l’a appris. Je ne sais pas parce que je n’étais pas ici et ça ne m’est pas venu à l’esprit d’effectuer une recherche sur cela. Mais certainement, après la mort (ndlr: de l’abbé Pierre, en 2007), c’est sûr. Mais avant, je ne sais pas», a-t-il révélé dans l’avion le ramenant à Rome au retour de sa tournée marathon en Asie-Pacifique.

Le média français BFMTV indique par ailleurs que c’est la première fois que le pape François s’exprimait depuis qu’Emmaüs a sorti son rapport courant juillet qui dévoilait les témoignages de plusieurs victimes.

Dix-sept nouveaux témoignages

Sept semaines après de premières révélations l’accusant d’agressions sexuelles, l’abbé Pierre, mort en 2007 à l’âge de 94 ans, est visé par 17 nouveaux témoignages l’accusant de violences sexuelles qui auraient été commises entre les années 50 et les années 2000.

Le pape François a estimé qu’il s’agissait d’un dossier «très douloureux, très délicat».

«Les gens bons, les gens, les gens qui font le bien – tu as cité l’abbé Pierre – plus tard, malgré tout le bien [qu’il a fait], on découvre que cette personne est un terrible pécheur. C’est notre condition humaine», a déclaré le pape argentin en réponse à la question d’un journaliste.

«On ne doit pas dire: couvrons, couvrons pour que ça ne se voie pas! Les péchés publics sont publics. Et ils doivent être condamnés. L’abbé Pierre est un homme qui a fait tant de bien, mais c’est aussi un pécheur», a-t-il ajouté.

«Un crime!»

«On doit être clairs sur ces choses, ne pas dissimuler, le travail contre les agressions est une chose que nous devons tous faire. Pas seulement contre les agressions sexuelles, mais contre tout type d’abus: l’abus social, l’abus éducatif, changer la mentalité des gens, attenter à la liberté… L’abus est, à mes yeux, une chose démoniaque!»

«Car tout type d’abus détruit la dignité de la personne. Tout type d’abus cherche à détruire ce que nous sommes tous: l’image de Dieu. Je suis heureux quand ces cas sortent (ndlr: sont rendus publics)», a encore poursuivi le chef de l’Église catholique.

«Les agressions sexuelles contre les enfants et les mineurs sont un crime! C’est une honte!» a-t-il conclu.

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