Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Votations du 24 novembre
Le oui à l’élargissement des autoroutes est bien parti

Des personnes manifestent contre les projets d'extensions d'autoroutes ce samedi 5 octobre 2024 a Geneve. Le 24 novembre prochain, la population se prononcera lors d'une votation federale sur un credit de 5,3 milliards pour la realisation de six amenagements autoroutiers.(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk
En bref:
  • Les Suisses voteraient majoritairement oui à l’élargissement des routes nationales.
  • Les électeurs urbains s’opposent plus que ceux résidant en zones rurales.
  • La proposition déclenche un clivage politique entre les partis de gauche et de droite.
  • Mauro Poggia souligne l’importance à long terme pour améliorer la fluidité du trafic.

Les Suisses devraient voter oui à l’aménagement des routes nationales le 24 novembre prochain. C’est ce qui ressort du premier sondage de Tamedia et de «20 minutes». Ils seraient 56% à se prononcer en faveur de l’objet, contre 42% de non.

Et les différences d’opinion sont encore plus claires entre les personnes habitant en ville et celles vivant à la campagne. En effet, chez ces dernières, où la voiture est généralement davantage utilisée, le pourcentage de oui grimpe jusqu’à 61%. Il n’est que de 47% chez les citadins. Autre clivage plus attendu, celui entre gauche et droite. Ce sont les électeurs des Verts qui refusent le plus la modification de loi, à 87%. A contrario, l’objet est adopté par 81% des partisans du PLR.

Pour rappel, le texte propose l’élargissement de six tronçons d’autoroute, afin de fluidifier le trafic. Coût prévu: 4,9 milliards. Si la majorité de ces portions se trouve en Suisse alémanique, un des chantiers concerne tout de même la Suisse romande. En cas de oui, le secteur de l’A1 entre Le Vengeron (GE) et Nyon (VD) serait rénové, passant de quatre à six voies.

Gros enjeu pour l’avenir

Du côté des partisans, on ne préfère tout de même pas crier victoire trop vite, comme l’explique Mauro Poggia, conseiller aux États (MCG/GE): «Ce n’est pas encore gagné! La marge n’est pas si grande que cela.»

D’après lui, le clivage entre la ville et la campagne n’est pas très étonnant: «Les personnes habitant dans les villages comprennent bien que s’il y a des bouchons sur les autoroutes, les automobilistes en sortent et empruntent des routes secondaires, qui passent à l’intérieur des localités.» Il souligne également le fait que beaucoup de gens ne peuvent pas se déplacer autrement qu’avec un moyen de transport individuel.

Pour le conseiller aux États, cette votation est d’autant plus primordiale car elle représente un gros enjeu pour l’avenir. «C’est un investissement à long terme. Nous espérons tous que les voitures qui emprunteront nos autoroutes seront moins polluantes dans le futur.»

Soutien des agriculteurs?

Brenda Tuosto, conseillère nationale (PS/VD) et membre du comité central de l’Association transports et environnement (ATE), a conscience que la campagne sera difficile: «La mobilité a toujours été un sujet très clivant, cela est notamment dû au fait qu’on touche au quotidien des gens. C’est une réalité que l’on connaît.»

L’élue pense tout de même que des réservoirs de voix sont mobilisables: «Il y a un potentiel important chez les femmes, les jeunes et les bas revenus. On pourrait également avoir un soutien des agriculteurs, car ces travaux auront un impact sur leurs terres.»

Pour la conseillère nationale, il est impératif de développer massivement les transports publics: «On voit dans le sondage que les personnes habitant en ville et qui ont donc accès à des infrastructures sont plutôt contre cette loi. C’est la preuve que c’est l’offre qui crée la demande. À l’heure actuelle, certaines personnes qui vivent à la campagne sont dans l’obligation d’acheter une voiture pour leurs déplacements car ils sont dans des zones très mal desservies par les transports en commun.»

Newsletter
«Dernières nouvelles»
Vous voulez rester au top de l’info? «Tribune de Genève» vous propose deux rendez-vous par jour, directement dans votre boîte e-mail. Pour ne rien rater de ce qui se passe dans votre canton, en Suisse ou dans le monde.

Autres newsletters