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Musique en Suisse romandeLe numérique a tué Disques Office

Depuis 1954, Disques Office défendait la musique et, particulièrement, la musique romande. Ce siècle ne voulait pas d’elle et l’entreprise fribourgeoise s’est éteinte cet été.

De Juliette Greco à Michel Bühler en passant par Jean Ferrat ou Carrousel, le catalogue du distributeur Disques Office était énorme. Peut-être trop dans un paysage complètement chamboulé par le marché numérique
De Juliette Greco à Michel Bühler en passant par Jean Ferrat ou Carrousel, le catalogue du distributeur Disques Office était énorme. Peut-être trop dans un paysage complètement chamboulé par le marché numérique
DR

«Souvent, avec les artistes, on partait de zéro et on finissait par vivre des aventures incroyables.» Pierre-André Crausaz raconte ses souvenirs comme on déroule une pelote. Il entre chez Disques Office en 1970 en qualité d’apprenti, il en sort en 2013 après en avoir dirigé le département musique. Une grosse pelote, quarante-trois années consacrées à la même entreprise.

Il y a de la douceur dans sa façon de parler de sa vie chez Disques Office, une forme de délicatesse dans sa manière de manipuler ces souvenirs comme des objets précieux. «Hier soir, en me disant que vous m’appelleriez, je n’ai pas réussi à dormir tellement j’ai repensé à toutes ces années.» Et s’il est ému, c’est parce que Disques Office vient de disparaître.

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