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L’éditorialLe masque plutôt que le confinement

Pendant des mois, les autorités ont repoussé l’obligation du port du masque, assurant que l’hygiène des mains et la distance sociale suffisaient à nous protéger.

À l’époque déjà, des épidémiologistes réputés, comme Antoine Flahault, regrettaient cette prise de position qui cachait mal l’impréparation des pouvoirs publics en matière de biens médicaux de base. Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que le masque est une pièce essentielle dans la panoplie de protection et qu’il est la seule manière de combattre la pandémie sans avoir à ordonner un nouveau confinement.

Genève – qui enregistre cette semaine un tiers des nouvelles infections en Suisse – avance avec une prudence tout helvétique. Après avoir rendu le masque obligatoire dans les transports publics, on passe ce matin aux magasins, à l’aéroport et à l’hôpital. Parions que ce sera bientôt le tour des écoles ou des entreprises.

Des citoyens estiment que cette obligation porte atteinte à nos libertés. De telles protestations se faisaient entendre pour le port de la ceinture de sécurité en voiture ou l’interdiction de fumer dans les cafés. Mesures que plus personne ne conteste désormais.

Regardons l’essentiel: entre le spectre d’un deuxième confinement – avec ses terribles conséquences sur l’économie et la société – et la contrainte de se protéger le visage, le choix devrait être vite compris.