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Festival des technologiesLe Mapping expose dans les vitrines des commerces fermés

Encore un festival qui doit revoir sa copie en raison du Covid! Mais ce dernier se déroulera en partie à l’extérieur, dans les devantures des bars, des galeries d’art, même chez le coiffeur. À suivre dès jeudi 19 novembre.

La recherche technologique s’accommode-t-elle du Do-It-Yourself? Absolument, répond le Mapping. Ainsi de ce reposoir en carton pour les avant-bras. Sa conceptrice, Dasha Ilina, propose une série d’objets pour prévenir ce que d’aucuns qualifient de «technos douleurs».
La recherche technologique s’accommode-t-elle du Do-It-Yourself? Absolument, répond le Mapping. Ainsi de ce reposoir en carton pour les avant-bras. Sa conceptrice, Dasha Ilina, propose une série d’objets pour prévenir ce que d’aucuns qualifient de «technos douleurs».
Dash Ilina

Le site sur internet a été revu de fond en comble. La programmation s’est transformée au gré des circonstances. Hé non, le festival Mapping, rendez-vous genevois des fondus de technologies appliquées dans les arts, n’aura pas lieu comme prévu. Mais en ligne, oui, pour partie en tout cas. On ira suivre l’un des cinq workshops technos subversifs via son ordi chéri (du 20 au 26 novembre), on verra du cinéma – un film à l’affiche, «Visualist. Those Who See Beyond» de Pedro Pantaleón et Manu Cid, sur les artistes travaillant la lumière. Ainsi, on restera à l’abri du virus.

Plus étonnante, cependant, est la proposition suivante, hors connexion cette fois: malgré le massacre imposé par la fermeture des lieux de culture, le Mapping, 16e édition, a trouvé comment préserver un volet physique de son passionnant menu. Voici comment.

Balade d’une enseigne à l’autre

La plupart des commerces sont fermés. Et ils ont de belles vitrines, qu’on peut toujours admirer de la rue? La voilà, l’idée! Proposer au public de se balader d’une enseigne à l’autre, pour découvrir, dans les devantures, les travaux des artistes commissionnés par le festival. Bongo Joe aux Halle de l’île, Guidoline aux Pâquis, Fluxum rue des Bains, de disquaires en galeries, de cafés en salon de coiffure, l’exposition tâche de reporter ce labyrinthe qui devait, à l’origine, prendre place dans les locaux du Commun en mai. On retrouvera le plan du parcours sur le site du festival.

«Le Mapping encourage aussi bien l’usage des technologies dans l’art que la recherche technologique.»

Virginie Reymond, directrice du Mapping

Des pièces d’arts dans les vitrines, c’est l’occasion d’interroger l’essence du Mapping, manifestation à cheval sur les disciplines. Est-ce un festival consacré à la création artistique? Pas uniquement, rappelle Virginie Reymond, directrice nouvellement arrivée, en poste depuis le début de l’année 2020: «Il s’agit de présenter des œuvres technologiques, qu’elles soient analogiques ou numériques – nous ne faisons pas de distinction. De manière générale, cependant, le Mapping encourage aussi bien l’usage des technologies dans l’art que la recherche technologique, tout en portant un regard critique, volontiers subversif, sur les technologies.»

Fameux Mapping, où l’on croise une communauté d’experts venus des quatre coins du monde. En temps normal, du moins. Cette fois? Les professionnels – une bonne moitié du public – devraient participer via internet à ces fameux workshops parmi les plus pointus. «Pour un plus large public, nous avons également prévu des ateliers plus ludiques, annonce Virginie Reymond. Depuis 2019, nous cherchons à renouer avec les racines du festival que sont l’esprit collaboratif et le Do-It-Yourself accessible à tous.»

Mapping, 16e édition, du 19 au 29 novembre. Infos: mapping.com