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ÉditorialLe loup, une fable à revisiter

Il était une fois une bête sauvage. Aussi redoutée que redoutable. Après 150 ans d’absence, le loup est de retour dans le canton. Il y avait bien eu des signes avant-coureurs, en Haute-Savoie dès 2004; puis un an plus tard à Chéserex, en terre vaudoise, et en 2009 à Péron, dans le Pays de Gex voisin; ou encore sur un versant du Salève en 2012.

Le grand carnivore était donc à nos portes. Mais jusqu’ici, les Genevois n’y prêtaient pas réellement attention. C’est alors que par une froide nuit de janvier, il a tiré la chevillette… et bien entendu, la bobinette a chu. Oh, l’animal n’a fait qu’une brève apparition. À pas de loup, comme il se doit. Est-il reparti? Les services de la faune ont retrouvé une crotte qui pourrait lui appartenir. Elle est en cours d’analyse. Mais pour l’heure, point d’autres indices à relever.

Reste que la fable peut vite reprendre le dessus. La chèvre de Monsieur Seguin, le loup et l’agneau ou encore le Petit Chaperon rouge, ça vous parle? Dans ce bestiaire de l’imaginaire, Canis lupus a invariablement le mauvais rôle. Le mérite-t-il? Aujourd’hui, la question divise toujours, entre ceux qui pensent que sa présence est gage de la bonne santé de nos écosystèmes, et ceux qui redoutent les dégâts qu’il pourrait causer, notamment aux troupeaux.

La vraie question qui se pose, c’est comment se préparer à son retour. À ce titre, il faut écouter les éleveurs. Ils sont en première ligne, et les autorités l’ont bien compris. Des mesures de prévention sont en cours, des aides matérielles sont d’ores et déjà prévues.

Dès lors, inutile de faire la morale aux pro ou aux antiloups. La seule morale à retenir de cette histoire, c’est que la nature reprend ses droits. Et en ces temps de crise climatique, c’est plutôt réjouissant, non?

7 commentaires
    C’

    Son seul prédateur c’est l’homme qui le chasse et détruit les forêts son attachement à sa famille est magnifique l’homme à apprendre du loup