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Lu dans nos archivesLe logement et l’aéroport, déjà

Ce 16 octobre 1970, le Prix Nobel de médecine décerné à trois savants travaillant sur les cellules nerveuses, le verdict des Assises de la Seine condamnant Claude Buffet à la réclusion perpétuelle pour le meurtre d’une femme et une prise d’otages à Montréal se partagent la Une de la «Tribune de Genève». Les Genevois, eux, s’inquiètent du manque de terrain à bâtir et des nuisances de l’aéroport, traités dans les pages locales du quotidien.

Une lettre de travailleurs espagnols lue en séance et transmise au Conseil d’État concernant la pénurie de logement et l’examen des comptes-rendus administratif et financier de 1969 autorise le rapporteur général André Clerc à se poser la question de la hiérarchie des valeurs en ces termes: «assurer un toit à chacun est un impératif sans commune mesure avec le succès d’une saison théâtrale ou sportive».

Le maire de l’époque répond que «les terrains immédiatement disponibles à la construction sont très difficiles à trouver». Il ajoute que 23% du total des crédits extraordinaires sont allés à des acquisitions de terrains.

Deux conseillers reprochent au Conseil administratif de ne pas être assez dynamique en matière de logement. Le conseiller administratif Ketterer réaffirme, lui, qu’on ne peut pas construire n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment.

Dans la même édition, les riverains de Cointrin demandent «le respect des lois». Ils soulignent que les vols de nuit sont «une atteinte à la santé de la population».

À la veille d’un débat au Grand Conseil, l’association des riverains de l’aéroport de Genève (ARAG) publie une lettre qui se plaint notamment du fait que «les députés n’ont pas accès aux cartes provisoires (mais sérieuses) des nuisances autour de Cointrin établies par l’EMPA. Ils rappellent que le droit fédéral exige une diminution des vols de nuit. Pour l’ARAG, «les pouvoirs politiques n’osent pas concrètement vouloir ou ne veulent pas vouloir».

2 commentaires
    Katz

    Ce qui démontre que la pénurie de logement est entretenue. A qui profite-t-elle? A la gauche qui entretient sa clientèle électorale