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Réseau ferroviaireLe Léman Express perd sa tête

Après quatre ans passés à la direction du réseau transfrontalier, Mario Werren rejoint les CFF. Sa succession est ouverte.

À gauche, Armelle Laugier, directrice adjointe de la société Lémanis (filiale CFF/SNCF gérant le Léman Express) , et à droite, Mario Werren, directeur général.
À gauche, Armelle Laugier, directrice adjointe de la société Lémanis (filiale CFF/SNCF gérant le Léman Express) , et à droite, Mario Werren, directeur général.
Georges Cabrera

Le Léman Express perd sa tête. Celui qui depuis quatre ans dirige Lémanis - la filiale franco-suisse qui chapeaute ce réseau transfrontalier - retournera en mai aux CFF. Mario Werren, 52 ans, y planifiera le développement de l’offre ferroviaire à Genève à l’horizon 2032, a-t-on appris vendredi par un communiqué.

«Mario Werren a exercé une influence déterminante sur le développement et l’exploitation de ce projet ferroviaire transfrontalier unique en son genre, souligne le communiqué de Lémanis. Il a mis sur pied, puis géré la société, même en période de turbulences et lors des débuts difficiles du Léman Express en décembre 2019.» Ce lancement a notamment été marqué par une grève en France, des problèmes techniques rencontrés surtout avec les rames suisses acquises par les CFF et la pandémie de Covid-19.

La succession de Mario Werren à la tête de Lémanis est en cours. Installée désormais dans la tour Opale de Chêne-Bourg, la société est détenue à 60% par les CFF et à 40% par la SNCF. Selon un accord binational signé en 2018, le réseau Léman Express – qui s’étend sur 230 km et dessert une quarantaine de gares genevoises, vaudoises, haut-savoyardes et de l’Ain – doit être confié d’ici à 2023 à un opérateur unique soumis à une autorité organisatrice conjointe.