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Réseau ferroviaireLe Léman Express étoffera son offre le 5 avril

Après des mois d’anomalie, il y aura à nouveau six trains par heure et par sens de circulation entre Genève et Annemasse. Retour des directs Genève-Annecy.

Un train du Léman Express arrivant en gare de Lancy-Bachet.
Un train du Léman Express arrivant en gare de Lancy-Bachet.
Laurent Guiraud

Chose promise, chose due. Comme annoncé en décembre, le Léman Express devrait renouer en avril avec l’offre qui devait être la sienne dans les plans initiaux lors de sa mise en service intégrale, en décembre 2019 – et qu’il n’a guère pu tenir depuis. Le retour à la normale aura lieu finalement le 5 avril, c’est-à-dire le lundi de Pâques, selon un communiqué diffusé ce lundi.

Ce rétablissement devrait notamment se concrétiser avec une fréquence de six trains par heure et dans chaque sens de circulation entre Genève et Annemasse. Des trains Léman Express circuleront en effet quatre fois par heure et seront épaulés toutes les trente minutes par des convois RegioExpress, ces trains de longue distance qui ne sont voués qu’à desservir les gares principales (comme Coppet, Lancy-Pont-Rouge ou les Eaux-Vives).

Durant la phase de crise, ces véhicules à deux étages avaient desservi les haltes afin d’y maintenir une desserte au quart d’heure alors que la circulation du Léman Express était réduite. Ils passeront de nouveau sans s’arrêter au Bachet, à Chêne-Bourg ou à Champel.

Autre conséquence du retour à la normale, Annecy retrouvera ses liaisons directes avec Genève, longuement interrompues par un transbordement obligatoire à Annemasse. De même, les voyageurs des trains SL4 (Coppet-Annemasse) n’auront plus à changer de train à Cornavin.

Pour rappel, le réseau ferroviaire transfrontalier a subi une série invraisemblable de coups de malchance qui ne se sont pas limités à la seule épidémie de Covid. Une grève massive du personnel en France a précédé la mise en service et s’est prolongée après coup, empêchant de mener à bien la formation du personnel et les tests préalables. Le réseau a en outre été victime d’une série d’avaries, affectant particulièrement les trains de fabrication suisse. La pénurie nationale de mécaniciens aux CFF a également frappé plus durement ce réseau binational qui nécessite une formation ad hoc, les conducteurs suisses tenant les manettes jusqu’à Annemasse ou Bellegarde.

Le réseau n’est toutefois pas au bout de ses peines, avec de gros travaux d’entretien prévus ces prochains mois, ce qui nécessitera des ajustements de l’offre. Plusieurs gares doivent notamment voir leurs quais rénovés cet été entre Genève et Coppet afin d’assurer un accès de plain-pied aux trains et améliorer la sécurité. Cela nécessitera une interruption du trafic durant une grande partie des vacances scolaires.

20 commentaires
    Francois Guillermet

    En tous les cas je n’ai jamais vu autant de voitures françaises que depuis la mise en service du CEVA, à SDB de me prouver le contraire avec des chiffres ...., mais non, rien le vide !