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L’art de poser un lapinLe «ghosting» contamine le monde du travail

Vous attendez un signe de vie. Mais rien. Faire le mort est une pratique utilisée autant par les candidats que par les recruteurs.

Le fait ne de pas honorer un rendez-vous est devenu monnaie courante.
Le fait ne de pas honorer un rendez-vous est devenu monnaie courante.
iStock

Un coup de fil, c’est si facile, disait-on avec un certain émerveillement lorsque le téléphone fixe est entré dans les foyer. Puis le beeper, le fax, la messagerie électronique, les appareils portables et les réseaux sociaux ont fait leur apparition, et il n’a jamais été aussi aisé d’entrer en contact avec quelqu’un.

Sauf que la multiplication des moyens de communication a plongé le monde entier dans une frénésie incontrôlable. À présent, le problème n’est plus de trouver un numéro ou un adresse, mais d’obtenir une réponse.

Le mot «ghosting» vient de l’anglais ghost, qui signifie «fantôme». Dans le domaine du recrutement, cette expression peut désigner un candidat qui, sans donner la moindre explication, ne se présente pas à un entretien d’embauche, ou un recruteur qui laisse un dossier de postulation prendre la poussière dans un coin dans son bureau. Inutile de le relancer: il ne répondra pas. Il fait le mort. Incompréhension, peur d’avoir fait quelque chose de faux, impression d’avoir perdu du temps ou de ne pas être respecté s’emparent du malheureux éconduit.

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