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Moyen-OrientLe Genevois détenu dans le nord de l’Irak a été libéré

Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, est proche des milieux de gauche à Genève. Il avait été arrêté dans la région de Dohouk, dans le nord de l’Irak, alors qu’il souhaitait rentrer à Genève.

Le Genevois arrêté dans la région de Dohouk dans le nord de l'Irak a été relâché (archives).
Le Genevois arrêté dans la région de Dohouk dans le nord de l'Irak a été relâché (archives).
KEYSTONE/EPA/GAILAN HAJI

Le Genevois arrêté il y a une dizaine de jours par les autorités kurdes irakiennes, alors qu’il venait du nord-est de la Syrie, a été libéré, a appris Keystone-ATS. Il a été relâché mardi matin et quittera le sol irakien dans les prochains jours pour la Suisse.

«Il est en bonne santé», a dit son avocat Olivier Peter, qui a pu lui parler. Aucun procès n’a eu lieu et aucune décision ne lui a été notifiée. Même s’il dénonçait une «détention arbitraire», l’avocat ne demandera aucune indemnisation aux autorités. «Le plus important était d’obtenir sa libération rapidement et en bonne santé».

Le Genevois remercie les différents acteurs qui l’ont soutenu. «Les autorités suisses, ainsi que d’autres organisations, se sont engagées pour faciliter cette libération», a précisé aussi son avocat.

Le jeune homme, vingtenaire, est proche des milieux de gauche à Genève et a milité pour l’autonomie du Rojava, la zone dans le nord de la Syrie contrôlée par les Kurdes. Sur place, après être arrivé depuis le Kurdistan irakien, il n’a fait que collaborer à des projets de reforestation.

Notamment dans la région d’Hassaké très affectée par les combats, avait expliqué M. Peter qui dit avoir corroboré ces faits auprès de plusieurs sources. Le jeune homme s’exprime à visage découvert dans des vidéos de la campagne écologiste à laquelle il a participé.

Détenu avec deux personnes

Il avait été arrêté dans la région de Dohouk, dans le nord de l’Irak, alors qu’il souhaitait rentrer à Genève. L’homme, dont le visa avait été renouvelé en février dernier par les autorités kurdes irakiennes pour un an, n’a pu présenter son passeport, perdu dans les circonstances de son franchissement de la frontière.

Il était retenu depuis une dizaine de jours et avait été acheminé dans la capitale régionale Erbil, officiellement pour cette raison, en compagnie de deux autres ressortissants étrangers. Mais M. Peter contestait cette justification, étant donné que l’identité de son client a pu être prouvée. Il estimait possible que son maintien en détention soit lié à son engagement politique, alors que les relations sont tendues entre le Rojava et les Kurdes irakiens.

«Dans un autre contexte, il serait sorti au bout de quelques heures», affirmait-il. De son côté, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) avait dit samedi avoir «connaissance de l’arrestation d’un citoyen suisse en Irak».

Son ambassade en charge des liens avec ce pays a dialogué avec les autorités locales, avait-il ajouté. «Il n’existe aucune raison justifiant sa privation de liberté», avait expliqué de son côté l’avocat.

ATS/NXP