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Portrait d’Ian VeroneseLe frontalier qui fait huit heures de trajet pour enseigner

Ian Veronese parcourt l’aller-retour en train et à vélo de Genève à Poligny, en Franche-Comté, pour donner des cours de musique.

Esprit curieux, Ian Veronese profite aussi de son trajet à vélo dans le Jura pour se ressourcer.
Esprit curieux, Ian Veronese profite aussi de son trajet à vélo dans le Jura pour se ressourcer.
Steeve Iuncker-Gomez

Mais qui est ce drôle d’oiseau? Voilà ce qu’on s’était dit en lisant son portrait dans «Le Progrès». Le journal français de la région Rhône-Alpes s’intéressait à ce Genevois, qui fait presque huit heures de route aller-retour dans la journée en train et à vélo pour enseigner dans une école de musique à Poligny, en Bourgogne-Franche-Comté. Un frontalier à rebours, roulant pour la mobilité douce et la préservation de la nature.

Nous avons retrouvé Ian Veronese, Italien de Gênes de 30ans, arrivé dans la Cité de Calvin en 2015 pour rejoindre la Haute École de musique, dont il est à présent diplômé en cuivres. Il nous donne rendez-vous au Jardin botanique, son parc préféré. «Dans ma vie, la nature et la musique vont ensemble», assure le tromboniste professionnel à l’accent chantant, assis dans l’herbe, ses longs cheveux réunis dans un catogan souple.

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