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PolémiquesLe CV du nouveau ministre brésilien contesté

Le nouveau ministre de l’Éducation du Brésil, Carlo Alberto Decotelli, n’a pas encore pris ses fonctions, qu’il fait déjà l’objet de nombreuses polémiques.

Le président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro a nommé jeudi dernier un nouveau ministre de l’Éducation.
Le président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro a nommé jeudi dernier un nouveau ministre de l’Éducation.
KEYSTONE

Plusieurs des titres universitaires affichés sur le curriculum vitae du nouveau ministre brésilien de l’Éducation sont notamment contestés.

Économiste et professeur d’université, Carlo Alberto Decotelli est devenu jeudi dernier la première personne noire nommée au gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, remplaçant Abraham Weintraub, qui avait démissionné le 18 juin après une série de polémiques.

Au moment d’annoncer cette nomination, le chef de l’État a cité sur Twitter les principaux titres universitaires du nouveau ministre, dont «un master à la fondation Getulio Vargas, un doctorat à l’Université de Rosario, en Argentine, et un post-doctorat à l’Université de Wuppertal, en Allemagne», tous remis en cause les jours suivants.

Dès vendredi, le recteur de l’Université de Rosario avait assuré sur Twitter que M. Decotelli n’avait «pas obtenu le titre de docteur cité» dans le tweet de Jair Bolsonaro. Le ministère de l’éducation avait réagi dans la foulée, reproduisant un document de l’université argentine attestant que l’ensemble du cursus du doctorat avait été suivi.

«Aucun titre»

Lundi, le ministre s’est défendu en expliquant que le jury lui avait demandé d’apporter des «adaptations» à la thèse, mais qu’il avait dû se rendre au Brésil en raison de «difficultés financières» sans pouvoir retourner en Argentine pour soutenir sa thèse.

Auparavant, lundi, l’université allemande de Wuppertal avait jeté un autre pavé dans la mare, en affirmant dans un communiqué que M. Decotelli n’avait «obtenu aucun titre» au sein de cette institution. D’après ce communiqué, le ministre y a «mené une recherche de trois mois en janvier 2016», qui n’est pas suffisante pour être reconnue comme un post-doctorat, lequel prend normalement plusieurs années.

Un autre soupçon sur le cursus universitaire du ministre est venu du Brésil, avec des accusations de plagiat sur des extraits de son mémoire de master à la fondation Getulio Vargas, à Rio de Janeiro.

Sur ce point, M. Decotelli a admis qu’il aurait pu commettre une «étourderie» (en détaillant ses sources), mais pas un plagiat. «Un plagiat, c’est quand on fait ‹Control C, Control V', et ce n’était pas le cas», a-t-il affirmé.

(ATS/NXP)