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Encre bleueLe créneau du vélo

TCS

Le temps des remerciements est révolu. Avec le déconfinement, les Genevois reprennent leur bonne vieille manie. Celle de se tirer dans les pattes. Ou plutôt dans les roues…

Le trafic revenu, les deux et les quatre-roues se disputent à nouveau l’espace public. C’est à qui a plus de droit que l’autre d’occuper le terrain.

En ville, la tension est montée d’un cran avec l’apparition de ces larges bandes cyclables qui suscitent déjà la grogne, voire la hargne, de quelques automobilistes et rendent arrogants certains adeptes de la petite reine. Ça promet des lendemains qui chantent…

Alors que les uns et les autres montent les tours et s’invectivent, il est un drôle d’émissaire qui sillonne les rues de mai à septembre, et dont la médiation parvient à réconcilier les deux parties: le patrouilleur TCS à vélo!

Vous l’avez peut-être croisé en ville, puisque c’est principalement là qu’il intervient en cas de panne, clés enfermées dans la voiture, changement de roues ou différentes tâches mécaniques permettant au conducteur de repartir avec son véhicule après intervention.

Notez que le mécano peut pédaler sur son vélo électrique jusqu’au Grand-Saconnex, à Vernier, Confignon ou même Vandœuvres s’il peut s’y rendre plus rapidement qu’un patrouilleur en voiture, ce qui est bien le but de cette opération, lancée en 2017.

Il trimballe tout le matériel nécessaire dans une remorque, se faufile dans la circulation, effectue la réparation et hop, le tour est joué, à la satisfaction générale. Bien vu, non?

Quand le Touring Club Suisse recourt au vélo pour dépanner des voitures, je me dis que tout n’est pas perdu et qu’il y a là un créneau à développer. Le TCS, lui, parle plutôt d’une sorte de retour aux sources. N’a-t-il pas été fondé en 1896, à Plainpalais… par un groupe de cyclistes?…