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PapeterieLe Covid fait plonger Bic, mais Caran d’Ache se maintient à flot

Stylos et crayons ont pâti de la fermeture des écoles. Bic est aussi défavorisé par l’usage du plastique jetable. Caran d’Ache compense avec les achats des familles, et la durabilité de ses produits.

Les fabricants de crayons et de stylos ont connu des temps difficiles, entre confinement, fermeture des écoles et travail en ligne.
Les fabricants de crayons et de stylos ont connu des temps difficiles, entre confinement, fermeture des écoles et travail en ligne.
Caran d’Ache

La crise est un triple coup dur pour Bic: non seulement la demande en stylos a faibli, mais en plus les hommes, confinés, ont bien plus négligé le rasage. Le verdict est rude, avec une baisse de 12,6% du chiffre d’affaires, à 1,6 milliard d’euros. Ce sont logiquement les ventes en papeterie, habituellement 35% du chiffre d’affaires total, qui ont le plus souffert (-23,2%) à cause de la fermeture des écoles. Ce n’est pas l’enseignement à domicile qui a arrangé les choses, puisque celui-ci a très nettement privilégié devoirs et leçons en ligne.

Les fameux stylos ont donc fait l’objet de moins de commandes de la part des établissements scolaires, mais ils connaissent également un léger dégât d’image, lié à l’environnement. Les objets jetables ne sont plus tendance, au même titre que les rasoirs, autre segment fort de Bic, dont les ventes ont reculé de 6,8%. À noter d’ailleurs que les femmes ont elles aussi quelque peu délaissé leur pilosité.

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