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14 juin en Suisse
Plus de 300’000 personnes ont participé à la Grève féministe

Sophia, 10 ans, explique la raison de sa présence dans cette grève

La petite fille, rencontrée sur la place de la Planta à Sion est sans papiers. Elle explique sa présence, ses envies et ses revendications pour son avenir.

15h24: des cris pour réclamer l'égalité salariale

Partout en Suisse, un cri de rage a été poussé par les manifestantes pour se faire entendre jusqu'à Berne. 15h24, c'est l'heure à laquelle chaque jour, selon l'écart salarial moyen, les femmes commencent à travailler gratuitement.

En Valais, les militantes demandent des rues aux noms de femmes

Le collectif Femmes* Valais a rebaptisé plusieurs rues qui seront empruntées par le cortège en fin de journée, à l’occasion de la grève féministe. Il a aussi déposé une demande auprès de la ville de Sion pour que les nouvelles rues et nouveaux bâtiments portent le nom de femmes.

Des affiches violettes portant les nouveaux noms ont été installées sur les plaques officielles. L’avenue de la gare a ainsi été renommée rue Anne-Marie Pittel du nom d’une faiseuse d’ange condamnée à mort en 1805.

La rue des Creusets est devenue l’avenue Françoise Vannay-Bressoud, du nom de la première députée valaisanne au Conseil national de 1979 à 1987 alors que la rue de la Dent-Blanche est devenue celle d’Annie-Moria Venetz (1941-2021), psychosociologue, directrice des programmes en soins palliatifs de l’association FX Bagnoud créée en 1997.

«En Valais, seules deux rues portent le nom de femmes, à savoir deux saintes, sainte Marguerite et sainte Anne», explique à Keystone-ATS Nina, membre du collectif Femmes* Valais. C’est une question importante de visibilisation qui montre aussi aux plus jeunes «qu’il n’y a pas que les hommes qui méritent de donner leur nom à des rues».

Le collectif a donc déposé mercredi en fin de matinée une demande officielle à la ville de Sion pour nommer les nouveaux quartiers, nouvelles rues ou nouveaux bâtiments en honneur de femmes valaisannes. Une liste de noms d’une cinquantaine de femmes lui a aussi été soumise. ATS

Neuchâtel augmente le rythme

Les manifestantes sont toujours plus nombreuses dans les rues de Neuchâtel. Les premiers défilés éphémères se mettent en place.

Certaines prennent encore le temps d'expliquer en quoi cette lutte les touche, avec à chaque fois une dimension intime qui trouve un écho dans la caisse de résonance générale que représente cette grève. Ici, c'est Zoé qui nous expose ses raisons.

Et les fontaines de cracher une eau rose.

Trams bloqués à Zurich par des activistes de la Grève féministe

Environ 300 personnes ont bloqué le trafic des trams sur la Paradaplatz, à Zurich, mercredi vers 13h00, en marge de la Grève féministe. La police les a dispersées. Elle aurait fait usage de gaz lacrymogènes, selon des vidéos mises en ligne par des activistes.

Le trafic des trams a pu reprendre vers 14h00, indiquent les transports publics de la ville (VBZ). Après leur action, les militantes et militants se sont rendus dans le quartier de la Langstrasse, d’où la manifestation officielle doit être lancée vers 18h00. Sur leur chemin, ces personnes ont bloqué d’autres trams.

Berne: Landsgemeinde féminine sur la place fédérale

Traditionnellement interdite aux femmes, la Landsgemeinde a aujourd'hui été employée comme une revendication par les manifestantes de la Grève féministe sur la Place fédérale de Berne.

Des parlementaires participent également à l'action.

De gauche à droite: Valérie Piller Carrard (PS/FR), Mattea Meyer (PS/ZH) et Samira Marti (PS/BL)
De gauche à droite: Ursula Schneider Schüttel (PS/FR), Mathilde Crevoisier Crelier (PS/JU), Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE), Isabelle Pasquier-Eichenberger (Verts/GE), Franziska Ryser (Verts/SG), Léonore Porchet (Verts/VD)

Et des pancartes sont préparées en vue du cortège. Ici on peut lire: «Le féminisme est pour tout le monde».

Trois personnes soutenant Renovate Switzerland ont mené une action à Zurich

À 13h00 aujourd’hui, à l’occasion de la grève féministe, trois personnes soutenant Renovate Switzerland ont mené une action devant la Porte de l'enfer de Rodin au Kunsthaus de Zurich. C'est ce que nous apprend un communiqué de l'organisation de défense du climat.

Elles ont répandu du liquide noir devant la célèbre Porte ainsi que sur leur corps. Elles se sont ensuite collé la main au piédestal de l'œuvre, dans le but d'alerter sur les répercussions des changements climatiques sur les femmes, les enfants et les minorités de genre. La police est arrivée une vingtaine de minutes plus tard.

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Les femmes commencent à défiler aux Pâquis

À Zurich, les premiers cortèges se mettent en route

Dans la plus grande ville du pays, la mobilisation prend déjà la forme de premiers cortèges. Ici, au centre-ville, les manifestantes défilent avec des banderoles. Sur l'une d'entre elles, on peut lire: «Sans nous le monde s'arrête de tourner».

À Sion, les manifestantes lancent une action à 13h33

Cette heure a été choisie pour marquer la protestation des femmes face à un écart salarial de 43,2%.

Place Bel-Air: performance syndicale d’employées domestiques

Des Grottes, direction la place Bel-Air où le syndicat SIT met en lumière le travail domestique. Au sol, des dizaines d’éponges sont éparpillées, cinq femmes à tout faire employées par de riches propriétaires font mine de nettoyer la maison. «Il me reste deux salles de bain à nettoyer, je dois chercher le petit à la crèche. Je me suis encore brûlée avec le fer à repasser, je n’arriverai jamais à terminer toutes les chemises de Monsieur, je suis épuisée (...). Nous voulons être régularisées!», clame l’une d’elles avec un accent hispanique.

Le travail domestique est mis en lumière afin de dénoncer les mauvais traitements des employées.

Des Grottes, direction la place Bel-Air où le syndicat SIT met en lumière le travail domestique. Au sol, des dizaines d’éponges sont éparpillées, cinq femmes à tout faire employées par de riches propriétaires font mine de nettoyer la maison. «Il me reste deux salles de bain à nettoyer, je dois chercher le petit à la crèche. Je me suis encore brûlée avec le fer à repasser, je n’arriverai jamais à terminer toutes les chemises de Monsieur, je suis épuisée (...). Nous voulons être régularisées!», clame l’une d’elles avec un accent hispanique.

 Au sol, des dizaines d’éponges sont éparpillées.

La mobilisation grossit à Fribourg

À Fribourg, l'université se prépare à vivre la mobilisation des étudiantes, qui finalisent leurs pancartes et nous détaillent brièvement leur démarche.

Ailleurs dans la ville, les appels se multiplient comme ici sur la place «Georgette Pythone».

Piquet syndical devant l’Hôpital cantonal

Un piquet syndical a été annoncé à 12h, au parc des Chaumettes, mais les soignantes grévistes se font attendre. Geneviève Preti, présidente du Cartel intersyndical de la fonction publique, est sur place. Elle commente le buffet organisé à 12h30 par les femmes du Conseil d’Etat à la Treille: «Nous aurions préféré qu’elles viennent participer à un piquet avec nous, elles étaient les bienvenues, au lieu d’organiser un buffet de leur côté, ce n’est pas élégant, cela a été très mal pris dans les mouvements syndicaux, comme le signal qu’on travaillera difficilement ensemble.»

Geneviève Pretti, présidente du Cartel intersyndical de la fonction publique, à droite sur la photo.

Reste que le Cartel va envoyer ce jour au président du Conseil d’Etat une lettre demandant l’ouverture de «vraies négociations», avec, comme revendication principale, une baisse du temps de travail sans baisse de salaire. Autre demande, celle de rallonger le congé paternité: «Avec deux semaines, Genève était progressiste, mais a raté une occasion de le rester lorsqu’un congé de deux semaines a été introduit au niveau fédéral.»

La Grève s'organise aussi aux Pâquis

Des femmes et des filles de tous âges se mobilisent aux Pâquis. Chacune porte ses messages et ses vérités, mais toutes se retrouvent autour de la lutte féministe. L'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss est également présente dans le quartier.

Les femmes du Conseil d'Etat genevois s'expriment

Au micro sous une petite tente, la doyenne du collège gouvernemental genevois, la PLR Nathalie Fontanet, déclare: «Le Conseil d’Etat genevois en est convaincu, c’est ensemble que nous arriverons à l’égalité.» Elle a auparavant expliqué que seules les quatre conseillères d’Etat parleraient, les trois conseillers d’Etat restant silencieux, debout derrière les magistrates. «Ils ne parleront pas, nous les avons écoutés des années parler. Il n’y a eu que onze femmes conseillères d’Etat jusque-là contre 157 hommes, il y a encore du chemin à parcourir.»

Nathalie Fontanet cite quelques avancées obtenues, comme le dépassement de 40% de femmes cadres à l’Etat de Genève ou le congé octroyé au LGBTIQ devenant parents. «L’égalité reste un combat. Nous sommes quatre femmes à la tête de départements clés concernant l’égalité» ajoute-t-elle en forme de promesse.

Nathalie Fontanet, membre du Conseil d'Etat genevois (à droite),  s'exprime sur les inégalités de genre.

Tandis que sa collègue Delphine Bachmann (Centre) conclut son discours en disant sa foi dans le partenariat social, à une table, un groupe d'employées de l'Etat dit apprécier l'invitation du gouvernement. Elles ont ont confiance dans le fait qu'une majorité de femmes au Conseil d'Etat genevois puisse faire avancer, petit à petit, les droits des femmes. «Quatre femmes, jeunes, mamans, elles comprennent ce que nous vivons», commente une fonctionnaire.

ATS/CBD/Corentin Chauvel/Laura Manent/MKI/EAH/EGH