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FranceLe coq Maurice, symbole de la ruralité, ne chantera plus

Des voisins avaient accusé le coq Maurice de les réveiller dès l’aube sur l’île touristique d’Oléron. La justice l’avait autorisé à continuer de chanter. Le volatile s’est éteint pendant le confinement.

Le coq Maurice, ici en compagnie de sa propriétaire Corinne Fesseau, était malade depuis des mois.
Le coq Maurice, ici en compagnie de sa propriétaire Corinne Fesseau, était malade depuis des mois.
AFP

Son cocorico matinal l’avait conduit devant la justice française: le coq Maurice, symbole des conflits entre néo-ruraux et locaux ne chantera plus, mort de maladie, a annoncé sa propriétaire jeudi.

«Il est mort du coryza le mois dernier pendant le confinement, on l’a retrouvé mort au pied du poulailler, on a fait tout ce qu’on a pu», a expliqué à l’AFP Corinne Fesseau, la propriétaire de l’animal de 6 ans, malade depuis des mois.

«Maurice était un emblème, un symbole de la ruralité, un héros», a loué Mme Fesseau, qui l’a enterré dans son jardin.

L’été dernier, la justice avait autorisé Maurice à continuer de chanter sur l’île touristique d’Oléron, dans le sud-ouest de la France, rejetant la plainte de voisins qui l’accusaient de les réveiller dès l’aube.

L’affaire était devenue un symbole des conflits entre «autochtones» et nouveaux arrivants, alors que bruits et effluves campagnards se sont retrouvés depuis au centre de divers litiges pour nuisances.

La polémique, relayée par la presse internationale, avait coïncidé avec une campagne médiatique pour la défense des bruits et odeurs des zones rurales, qui a notamment conduit les députés à voter en janvier une proposition de loi introduisant la notion de «patrimoine sensoriel» des campagnes dans le droit français.

(AFP/NXP)