Grand GenèveLe conflit en Ukraine sera aussi au menu des Assises
Palexpo accueillera du 31 mai au 2 juin l’événement, dont le programme prévoit un débat sur l’insécurité énergétique.

Reportées pour cause de pandémie, les Assises européennes de la transition énergétique – dont c’est la 23e édition – se dérouleront enfin à Genève du 31 mai au 2 juin. Près de 3500 congressistes sont attendus à Palexpo à cette occasion. C’est la deuxième fois que la région transfrontalière accueille cet événement.
Ce sont du reste des élus du Grand Genève qui ont présenté mardi le programme des Assises, dont le slogan est «Moins pour plus!» Quèsaco? «Cela signifie que moins d’énergie, ce n’est pas moins de tout, précise Antonio Hodgers, le conseiller d’État responsable du Département du territoire et président du Grand Genève. Ce sera en fait plus de prospérité, car chaque franc qu’on ne mettra pas pour acheter du gaz russe ou du pétrole d’Arabie saoudite, ce sera 1 franc investi dans l’économie locale.»
Bonnes pratiques à découvrir
Voilà pour le credo général, les thèmes centraux étant la sobriété énergétique et le Grand Genève en transition. Dans le détail, le programme prévoit 116 ateliers thématiques, pas moins de 17 plénières, un «carrefour des métiers» de la transition énergétique pour orienter les jeunes vers ces formations. Le «off» permettra lui au grand public d’aller sur le terrain découvrir des réalisations locales. Le programme de ces visites ne sera toutefois disponible qu’en mai.
«Il s’agit de s’inspirer des bonnes pratiques que l’on trouve partout dans le Grand Genève.»
«Il s’agit de s’inspirer des bonnes pratiques que l’on trouve partout dans le Grand Genève», ajoute Christelle Luisier Brodard, conseillère d’État vaudoise, responsable du Département des institutions et du territoire.
Trois grands débats
Le menu comprend également trois débats. Celui du 31 mai nous plongera en pleine actualité puisqu’il sera consacré aux conséquences de la guerre en Ukraine, notamment en matière énergétique. «Ce sont plus globalement nos modes de vie qui sont aujourd’hui questionnés, alors même que les Accords de Paris nous imposaient cette réflexion générale pour nous conduire sur la trajectoire de la neutralité carbone en 2050», relève le document présentant ce débat.
Le deuxième débat, le 1er juin, se penchera sur le fonctionnement de notre cerveau et notre capacité ou non à changer de comportements. Enfin, le 2 juin, la discussion portera notamment sur la finance durable. «La question est de savoir si cette finance peut favoriser la transition énergétique ou si c’est un leurre», complète Christian Dupessey, président du Pôle métropolitain du Genevois français.
Le programme complet sur https://www.grand-geneve-en-transition.org/
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