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GenèveLe Comité syrien reprend les discussions

La réunion du format réduit du Comité constitutionnel syrien, suspendue lundi à Genève peu après son début en raison de quatre cas de Covid, reprend.

Les autorités sanitaires ont donné leur feu vert pour la reprise de la réunion du groupe restreint du Comité constitutionnel syrien à Genève (archives).
Les autorités sanitaires ont donné leur feu vert pour la reprise de la réunion du groupe restreint du Comité constitutionnel syrien à Genève (archives).
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Les autorités sanitaires ont donné leur feu vert pour la reprise des discussions sur la Syrie, tout en demandant une distanciation physique stricte.

«Après la consultation des co-présidents et de membres du Comité, les réunions vont reprendre à 14 h au Palais des Nations», a dit jeudi le bureau de l’émissaire de l’ONU sur la Syrie Geir Pedersen. Après la suspension, le co-président désigné par l’opposition, Hadi al-Bahra, avait expliqué en soirée que les 45 membres des délégations devraient rester dans leur hôtel pour une période de 2 à 10 jours.

La première discussion lundi, la première du Comité en neuf mois à Genève, avait été considérée comme positive par plusieurs acteurs. Les membres du groupe restreint, qui font partie des 150 représentants du Comité, sont chargés des détails de la future Constitution.

Ils sont répartis à parts égales entre soutiens du gouvernement, opposants et représentants de la société civile. Ils avaient été identifiés comme négatifs avant leur arrivée en Suisse et ont été à nouveau testés une fois à Genève. Ces participants s’étaient retrouvés lundi dans la même salle avec des masques et une distanciation physique stricte. Il n’était pas prévu que les différents groupes se parlent directement.

Demande de libérer les détenus

Les deux premières rencontres du Comité en fin d’année dernière, qui avaient permis pour la première fois une discussion dans une même salle des soutiens de Bachar al-Assad et des opposants, avaient achoppé sur l’ordre du jour. En mars dernier, un accord avait été trouvé sur cette question, mais le coronavirus avait alors rendu impossible toute réunion physique entre les différentes parties.

Il y a quelques jours, M. Pedersen avait appelé les 45 personnes arrivées à Genève à entamer des «discussions de fond», souhait également relayé par les Etats-Unis. M. al-Bahra demande de son côté au gouvernement de libérer les détenus et de donner des indications sur les personnes disparues pour améliorer le climat de discussion. Un appel que l’émissaire de l’ONU a aussi lancé à de nombreuses reprises.

En plus de neuf ans de conflit, des millions de personnes ont été déplacées. Des millions restent réfugiées. Les violences ont fait au total près de 390’000 victimes, selon l’ONU.

ATS/NXP