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Mélanges fatals pour adosLe cocktail alcool et médicaments inquiète des élus

Après plusieurs morts, Jean-Pierre Grin (UDC/VD) interpelle le Conseil fédéral. Pour l’heure, seul le canton de Lucerne a renforcé sa prévention.

Le conseiller national Jean-Pierre Grin (UDC/VD), à gauche, ici en discussion avec Pierre-Yves Maillard (PS/VD), s’inquiète des ravages de la consommation d’alcool et de médicaments pour les jeunes.
Le conseiller national Jean-Pierre Grin (UDC/VD), à gauche, ici en discussion avec Pierre-Yves Maillard (PS/VD), s’inquiète des ravages de la consommation d’alcool et de médicaments pour les jeunes.
Keystone/Anthony Anex

Au moins six morts en 2020. Plusieurs dizaines en l’espace de trois ans, selon Addiction Suisse. Le mélange d’alcool et de médicamentssomnifères, tranquillisants ou sirops contre la toux qu’on peut trouver dans la pharmacie parentale – semble avoir de l’attrait auprès des jeunes Suisses. Assez pour inquiéter le conseiller national Jean-Pierre Grin (UDC/VD).

«J’ai sept petits-enfants, dont deux ont 17 et 18 ans. J’essaie, sans leur faire la morale, de leur demander s’ils ont touché à ces substances.»

Jean-Pierre Grin, conseiller national (UDC/VD)

Le doyen du parlement, 74 ans depuis mardi, est d’ordinaire plutôt actif sur les questions agricoles et financières. Mais, là, c’est le grand-père, sensibilisé par différents reportages, qui a décidé d’interpeller le Conseil fédéral et de lui demander ce qu’il fait pour prévenir les enfants et adolescents – des consommateurs de 12 ans ont été observés – des dangers qu’ils courent. «J’ai sept petits-enfants, dont deux ont 17 et 18 ans. J’essaie, sans leur faire la morale, de leur demander s’ils ont touché à ces substances, explique Jean-Pierre Grin. Souvent inoffensif au départ, le cocktail alcool et médicaments est très dangereux et peut créer des accoutumances.»

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